Depuis mardi 13 janvier, des informations non confirmées officiellement, ont fait état d’un accrochage entre l’armée tchadienne et les éléments du groupe rebelle du Mouvement pour la paix, la reconstruction et le développement (MPRD) dans la sous-préfecture de Korbol, dans le sud-est du pays.
C’est désormais officiel. L’état-major général des Armées tchadiennes a confirmé, dans un communiqué officiel publié mercredi 14 janvier, que les forces de défense et de sécurité ont été accrochées violemment dans la sous-préfecture de Korbol dans la province du Moyen-Chari. Cependant, l’hypothèse d’un groupe rebelle a été écartée par l’armée qui évoque plutôt des « groupes de bandits armés ».
Selon le communiqué parvenu à APA, ces groupes armés sévissaient depuis un certain temps dans la région, multipliant les actes de violence, d’intimidation et de pratiques humiliantes à l’encontre des populations civiles. Face à cette situation jugée intolérable, les autorités militaires ont procédé au déploiement des forces de défense et de sécurité afin de rétablir l’ordre et garantir la protection des citoyens.
C’est au cours de cette opération de sécurisation qu’un accrochage est survenu le 13 janvier 2026, dans la zone du village Kono, opposant les forces régulières à ces éléments armés qualifiés de hors-la-loi. D’après l’état-major général des Armées, les forces loyalistes ont réussi à mettre en déroute les « bandits », leur infligeant de lourdes pertes humaines et faisant plusieurs blessés dans leurs rangs.
Toutefois, les forces loyalistes ont également payé un lourd tribut. Le communiqué fait état de trois morts et dix blessés au sein des Forces de défense et de sécurité lors de ces affrontements. Les blessés, évacués à l’hôpital de la garnison militaire de N’Djaména, ont reçu la visite ce 14 janvier du chef d’état-major général des Armées, le général Abakar Abdelkérim Daoud.
L’Armée rassure l’opinion nationale, affirmant que la situation est désormais sous contrôle et que les opérations de ratissage et de sécurisation se poursuivent dans la zone afin de neutraliser toute menace résiduelle et empêcher une résurgence des violences.
CA/ac/Sf/APA







