Le PAM et le Japon ont signé lundi un accord de 200 millions de yens pour soutenir les repas scolaires et la prévention de la malnutrition au Tchad.
Le Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM) et le gouvernement japonais ont signé ce lundi un accord de financement de 200 millions de yens japonais (environ 1,3 million de dollars, soit 706 millions de francs CFA), destiné à fournir des repas scolaires et des services de prévention de la malnutrition dans les zones tchadiennes touchées par l’insécurité alimentaire.
L’accord a été paraphé dans la capitale tchadienne par Kentaro Minami, Ambassadeur du Japon au Tchad, et Jean-Noël Gentile, Représentant et Directeur pays du PAM.
« Le gouvernement du Japon réaffirme son engagement à poser les bases d’un avenir meilleur pour le Tchad », a déclaré l’Ambassadeur Minami lors de la cérémonie. Il a insisté sur l’importance de l’éducation des jeunes filles et sur le soutien aux efforts nationaux de lutte contre la malnutrition. « Agir aujourd’hui, c’est contribuer à bâtir un Tchad meilleur pour demain », a-t-il ajouté.
23 000 bénéficiaires attendus
Concrètement, cette contribution permettra au PAM d’acheter 333 tonnes métriques de denrées alimentaires au profit de 23 000 personnes. Parmi elles, 16 400 écoliers recevront des repas scolaires pendant six mois durant l’année scolaire 2026-2027, une mesure censée améliorer leur état nutritionnel tout en encourageant l’assiduité et le maintien à l’école, notamment chez les filles.
Le programme prévoit également des services de prévention de la malnutrition pour 6 700 enfants de moins de cinq ans, ainsi que pour les femmes enceintes et allaitantes, accompagnés d’actions de sensibilisation aux bonnes pratiques alimentaires et nutritionnelles.
Pour Jean-Noël Gentile, ce partenariat s’inscrit dans une logique d’investissement à long terme. « Nous investissons dans l’avenir du Tchad en protégeant la santé des jeunes enfants et en favorisant l’accès à l’éducation pour les élèves les plus vulnérables », a-t-il expliqué, soulignant que la combinaison de l’alimentation scolaire et d’autres interventions nutritionnelles renforce « le développement du capital humain » et « la résilience des communautés ».
Ce soutien japonais intervient dans un contexte particulièrement difficile pour le Tchad : 3,5 millions de personnes y sont confrontées à une insécurité alimentaire sévère, et deux millions d’enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition aiguë. Le pays accueille par ailleurs 1,5 million de réfugiés, dont près de 945 000 personnes ayant fui le conflit au Soudan depuis avril 2023.
Face à l’ampleur des besoins, le PAM estime nécessaire de mobiliser environ 85 millions de dollars pour poursuivre ses opérations entre septembre 2026 et février 2027, afin d’atteindre son objectif d’assistance à 3,7 millions de personnes par an.
CA/ac/Sf/APA




