Le président djiboutien Ismail Omar Guelleh a appelé mardi les dirigeants sud-soudanais à privilégier la paix et à respecter le calendrier de transition devant conduire à des élections d’ici décembre 2026.
Le président de Djibouti et président en exercice de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), Ismail Omar Guelleh, a appelé mardi à un retour rapide de la concorde politique au Soudan du Sud, confronté à de nouvelles tensions politiques et sécuritaires.
M. Guelleh s’exprimait lors d’un sommet virtuel du Comité ad hoc de haut niveau de l’Union africaine (UA) sur le Soudan du Sud, placé sous l’égide du président sud-africain Cyril Ramaphosa.
Selon le président djiboutien, le retour de la stabilité dans ce pays dépend d’abord de la capacité de ses dirigeants à privilégier la paix plutôt que « la poursuite des projets et visions politiques personnels et partisans ».
« Nous estimons que la responsabilité première de choisir la voie de la concorde plutôt que celle de la confrontation incombe aux dirigeants sud-soudanais eux-mêmes », a-t-il déclaré.
Il a également appelé à l’adoption d’un processus transparent fondé sur le consensus politique et à l’élaboration d’une feuille de route claire pour la transition.
« L’IGAD réitère son appel urgent en faveur d’une feuille de route claire et définitive pour la transition et pour la tenue d’élection d’ici décembre 2026 », a indiqué M. Guelleh, estimant que « ni le Soudan du Sud, ni la région, ni le Continent ne peuvent se permettre un nouveau retard ».
Le chef de l’Etat djiboutien a par ailleurs exprimé ses préoccupations face aux développements politiques et sécuritaires récents au Soudan du Sud, notamment les conséquences des décisions prises après l’incident de Nasir en mars 2025.
Il a relevé que ces décisions avaient suscité des inquiétudes parmi les parties prenantes, notamment concernant les initiatives visant à modifier certains aspects de l’Accord revitalisé sur le règlement du conflit au Soudan du Sud (R-ARCSS) et l’incertitude autour du calendrier de la transition.
M. Guelleh a souligné le rôle que peuvent jouer l’IGAD, l’UA et les partenaires internationaux dans la recherche d’une solution aux violences et aux dissensions politiques.
Il a rappelé que les efforts conjoints de ces acteurs avaient contribué par le passé à mettre fin au conflit sud-soudanais et à la signature de l’Accord revitalisé sur le règlement du conflit.
Le sommet virtuel avait pour objectif d’évaluer la situation au Soudan du Sud et d’échanger sur les moyens de soutenir la transition politique, préalable à la mise en place d’institutions définitives et au renforcement de l’unité nationale.
Outre Ismail Omar Guelleh et Cyril Ramaphosa, les présidents sud-soudanais Salva Kiir, kényan William Ruto et somalien Hassan Sheikh Mohamoud, ainsi que le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, ont participé aux travaux.
La vice-présidente de la Commission de l’UA, Selma Malika Haddadi, ainsi que des représentants des Nations Unies et d’autres organisations concernées ont également pris part à la réunion.
Le ministre djiboutien par intérim des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ali Hassan Bahdon, et la conseillère diplomatique du chef de l’Etat, Fathia Djama Oudine, ont assisté M. Guelleh lors de ce sommet.
AC/Sf/APA





