La 89ᵉ session ordinaire de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP) a pris fin ce mercredi 21 octobre 2026 à Dakar, au terme de dix jours de travaux consacrés à la promotion et à la protection des droits humains sur le continent africain.
Cette rencontre a été marquée par un appel à renforcer la mise en œuvre des engagements des États en faveur des droits fondamentaux.
La cérémonie de clôture a été l’occasion pour le ministre sénégalais de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Cheikh Niang, d’inviter les États parties à aller au-delà des déclarations d’intention. Il les a exhortés à traduire leurs engagements en politiques nationales concrètes, protectrices et inclusives, accordant une attention particulière aux femmes et aux jeunes.
Pour le chef de la diplomatie sénégalaise, la protection des droits humains nécessite des actions durables et des mesures adaptées aux réalités des populations. L’enjeu est notamment de garantir à chacun l’exercice effectif de ses droits et de favoriser des sociétés plus justes, inclusives et respectueuses des libertés fondamentales.
L’eau et l’assainissement au cœur des enjeux
Ouverte le 12 octobre 2026 à Dakar, cette 89ᵉ session s’est tenue dans le contexte du thème de l’année 2026 de l’Union africaine, consacré à l’accès durable à l’eau et à l’assainissement. Un sujet majeur pour le continent, où l’accès équitable à ces services essentiels demeure un défi pour de nombreuses communautés.
Au-delà de leur dimension sanitaire et sociale, l’eau et l’assainissement soulèvent également des questions liées à la dignité humaine, à la santé publique et à l’égalité d’accès aux services de base. Leur prise en compte dans les politiques publiques constitue ainsi un levier important pour renforcer la protection des droits économiques et sociaux des populations africaines.
Quarante ans de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples
Cette session a également coïncidé avec le 40ᵉ anniversaire de l’entrée en vigueur de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, un instrument fondamental du système africain de protection des droits humains.
Quatre décennies après son entrée en vigueur, cette Charte demeure une référence pour la promotion des libertés fondamentales, la défense des droits des peuples et la consolidation des mécanismes régionaux de protection. Cet anniversaire a ainsi constitué un moment de réflexion sur les avancées réalisées, mais aussi sur les défis qui persistent dans l’application effective des principes consacrés par le texte.
Des engagements à concrétiser
Au terme de dix jours d’échanges, la clôture de la 89ᵉ session de la CADHP rappelle l’importance de renforcer la coopération entre les États et les mécanismes africains de défense des droits humains. La mise en œuvre effective des recommandations et des engagements pris demeure essentielle pour produire des changements tangibles dans la vie des citoyens.
En accueillant cette rencontre continentale, Dakar a été au centre des discussions sur les perspectives de consolidation des droits humains en Afrique. Le défi reste désormais de transformer les orientations défendues au cours de cette session en mesures concrètes, afin que la protection des droits fondamentaux se traduise durablement dans les politiques publiques et dans le quotidien des populations.
TE/APA





