Les exportations sénégalaises ont atteint 524,7 milliards de FCFA en juin 2026, en hausse de 4,4 % par rapport au mois précédent, tandis que les importations ont bondi de 26,7 % à 653,6 milliards de FCFA, entraînant un déficit commercial de 128,9 milliards de FCFA, selon le Bulletin mensuel des statistiques du commerce extérieur publié jeudi par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).
Les exportations de biens du Sénégal se sont établies à 524,7 milliards de FCFA en juin 2026, contre 502,8 milliards de FCFA en mai, soit une progression de 4,4 %, selon le Bulletin mensuel des statistiques du commerce extérieur de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).
L’ANSD attribue cette hausse à l’augmentation des expéditions d’or non monétaire, passées de 59,6 milliards de FCFA en mai à 126,4 milliards de FCFA en juin, ainsi qu’à la progression des exportations de gaz naturel liquéfié (45,0 milliards de FCFA contre 15,1 milliards) et de produits pétroliers raffinés (57,2 milliards contre 50,9 milliards).
Cette dynamique a toutefois été partiellement compensée par le recul des exportations de pétrole brut, tombées à 87,7 milliards de FCFA contre 208,8 milliards le mois précédent, ainsi que par la baisse des ventes d’acide phosphorique et de conserves de poisson.
En glissement annuel, les exportations enregistrent une progression de 2,0 % par rapport à juin 2025. Sur les six premiers mois de l’année, leur cumul atteint 3 154,3 milliards de FCFA, contre 2 840,3 milliards à la même période de 2025, soit une hausse de 11,1 %.
Les principaux produits exportés au cours du mois de juin sont l’or non monétaire (126,4 milliards de FCFA), le pétrole brut (87,7 milliards), les produits pétroliers raffinés (57,2 milliards), le gaz naturel liquéfié (45,0 milliards), les poissons frais de mer (23,0 milliards) et le ciment hydraulique (14,9 milliards).
Les principaux clients du Sénégal sont la Suisse, qui absorbe 22,5 % des exportations, suivie de l’Espagne (14,7 %), du Mali (13,5 %), de l’Inde (7,4 %), des Pays-Bas (6,2 %) et de la Chine (3,3 %).
Les importations de biens ont, pour leur part, fortement progressé pour atteindre 653,6 milliards de FCFA en juin 2026, contre 516,1 milliards en mai, soit une hausse de 26,7 %.
Cette augmentation est principalement liée à l’accroissement des achats de produits pétroliers raffinés, qui se sont élevés à 248,5 milliards de FCFA contre 116,1 milliards le mois précédent. Les importations d’autres matériels de transport et d’engrais ont également contribué à cette évolution.
L’ANSD relève néanmoins que cette hausse a été atténuée par le recul des importations d’huile brute de pétrole et de riz.
Comparées à juin 2025, les importations affichent une progression de 20,0 %. En cumul sur les six premiers mois de l’année, elles s’établissent à 3 283,5 milliards de FCFA, contre 3 568,8 milliards un an auparavant, soit une baisse de 8,0 %.
Les principaux produits importés au cours du mois sont les produits pétroliers raffinés (248,5 milliards de FCFA), les autres machines et appareils (46,4 milliards), les produits pharmaceutiques (20,8 milliards), le froment et méteil (20,2 milliards) et les métaux communs (20,0 milliards).
Les principaux fournisseurs du Sénégal sont la Chine (14,1 % des importations), la France (13,3 %), les États-Unis (11,7 %), les Pays-Bas (8,4 %), l’Inde (4,3 %), les Émirats arabes unis (4,1 %) et la Russie (4,1 %).
Sous l’effet de la forte progression des importations, le déficit commercial s’est creusé à 128,9 milliards de FCFA en juin 2026, contre 13,3 milliards le mois précédent.
Selon l’ANSD, cette détérioration résulte principalement de l’aggravation du déficit commercial vis-à-vis de la France, des États-Unis, de la Turquie et des Pays-Bas, tandis que l’amélioration du solde avec la Suisse, le Mali et l’Espagne en a limité l’ampleur.
Malgré cette dégradation mensuelle, le bilan du premier semestre reste plus favorable. Le déficit commercial cumulé à fin juin 2026 ressort à 129,2 milliards de FCFA, contre 728,5 milliards à la même période de 2025, traduisant une amélioration significative de la balance commerciale au cours des six premiers mois de l’année.
AC/Sf/APA







