L’ancien président béninois Patrice Talon a été élu à la tête du Sénat avec 24 voix sur 24 membres présents. Le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, y voit un « signal de sagesse » et de consensus au sein de la nouvelle chambre.
L’élection de Patrice Talon à la présidence du Sénat constitue un « signal de sagesse » envoyé par les membres de la nouvelle chambre, a estimé dimanche Wilfried Léandre Houngbédji.
Intervenant dans une émission consacrée à l’actualité nationale, le ministre porte-parole du gouvernement a notamment mis en avant le caractère unanime du vote ayant porté l’ancien chef de l’État à la tête du Sénat.
« Sur 24 membres présents, il aura recueilli quand même 24 voix (le Sénat en compte 25)», a-t-il relevé, estimant que cette unanimité traduit le consensus dégagé entre les sénateurs.
Pour le porte-parole du gouvernement, le fait que d’autres personnalités susceptibles de briguer la présidence de la chambre haute aient finalement choisi de ne pas se présenter constitue également un signe positif.
« Qu’ils ne se soient pas présentés (…) et qu’ils se soient fondus dans le groupe pour faire parler l’institution d’une voix, je pense que c’est un bon signe pour nous », a-t-il déclaré.
Une confiance accordée par les sénateurs
Wilfried Léandre Houngbédji a par ailleurs insisté sur le fait que l’accession de Patrice Talon à la tête du Sénat ne relève pas de sa seule volonté.
« Lui, il a beau se porter candidat (…) il a encore bien fallu que l’ensemble des membres de l’institution lui accordent confiance », a-t-il souligné.
Le ministre a toutefois estimé qu’il appartient aux sénateurs eux-mêmes d’expliquer les critères ayant motivé leur choix. Il a néanmoins évoqué les qualités de l’ancien chef de l’État, qu’il dit avoir côtoyé durant la période 2016-2026, comme pouvant avoir contribué à cette désignation.
Talon, désormais à la tête d’une institution
Interrogé sur le passage de Patrice Talon de la présidence de la République à celle du Sénat, le porte-parole du gouvernement a appelé à considérer cette nouvelle fonction sous l’angle institutionnel.
« C’est un président d’institution », a-t-il répondu, rappelant que l’ancien chef de l’État rejoint ainsi les responsables des autres institutions constitutionnelles du pays.
Selon lui, le Sénat doit désormais fonctionner de manière complémentaire avec les autres institutions afin de contribuer à la poursuite du développement du Bénin, au renforcement de la cohésion nationale et à l’amélioration du bien-être des populations.
L’installation du Sénat, le 30 juillet, suivie de l’élection de son bureau, marque ainsi, selon le ministre, une nouvelle étape dans la mise en place de cette institution au sein de l’architecture institutionnelle béninoise.
AC/APA







