La presse ouest-africaine de ce lundi 28 septembre revient notamment sur l’affaire de faux billets impliquant le lutteur sénégalais Reug Reug, les déclarations des dirigeants de l’AES à l’ONU, les acquis revendiqués par le président burkinabè Ibrahim Traoré et le 68e anniversaire du référendum guinéen de 1958.
Au Sénégal, PressAfrik rapporte de nouvelles révélations dans l’affaire de faux billets impliquant le lutteur sénégalais Reug Reug, arrêté avec deux présumés complices dans le cadre d’une enquête menée par la brigade de gendarmerie de Faidherbe. Citant L’Observateur, le site indique que l’oncle du lutteur, A. B. Ndiaye, aurait déclaré être le seul propriétaire d’un lot de près d’un milliard de francs CFA en billets noirs de 100 dollars saisi par les enquêteurs. Un autre suspect, D. Faye, aurait affirmé avoir reçu la fausse monnaie d’un promoteur recherché par les gendarmes. Reug Reug aurait, pour sa part, nié avoir eu connaissance du contenu du carton qu’il aurait transporté jusqu’à un appartement aux Maristes. Les investigations se poursuivent et le dossier doit être transmis à la justice.
Dakaractu s’intéresse aux conséquences des limogeages de responsables publics au Sénégal. Dans une enquête de L’Observateur, plusieurs anciens responsables évoquent la perte de revenus, les engagements bancaires et les difficultés de réintégration professionnelle après la fin d’une nomination.
Aïcha Sagne, ancienne présidente du conseil de surveillance de l’Asepex, souligne notamment les charges familiales et financières qui peuvent subsister après la perte d’un poste. Le journal rapporte également le témoignage de Marième Babou, autre ancienne responsable de l’Asepex, qui affirme ne pas avoir pu réintégrer le Port autonome de Dakar après sa nomination. Un psychologue interrogé par le quotidien évoque, dans ce contexte, les effets d’un « deuil professionnel ».
Maliweb revient sur les interventions des pays de la Confédération des États du Sahel (AES) à la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies. Le site rapporte notamment les propos du Premier ministre nigérien, Ali Mahamane Lamine Zeine, sur la souveraineté économique et l’exploitation des ressources minières du Niger. Selon Maliweb, le responsable nigérien a également accusé la France de soutenir des groupes armés terroristes, une affirmation présentée comme une accusation des autorités nigériennes. Le média met par ailleurs en avant la coopération de l’AES avec plusieurs pays, dont l’Algérie, la Turquie, la Russie, la Chine et le Maroc.
De son coté, Sidwaya consacre une large place au grand entretien accordé dimanche 27 septembre par le président burkinabè Ibrahim Traoré à des journalistes, à quelques jours du quatrième anniversaire de son accession au pouvoir. Le chef de l’État affirme que le Burkina Faso a enregistré des avancées dans les domaines de la sécurité, de la défense, de l’administration, de l’économie et du développement. Il cite notamment la reconquête de certaines localités, la réinstallation de populations et l’équipement des forces armées.
Sur le plan économique, Ibrahim Traoré évoque la lutte contre la fraude, la nationalisation de certaines entreprises et le développement de l’industrie. Il cite la SN-Citec et la SN-Sosuco, dont il affirme que les performances se sont améliorées depuis leur reprise par l’État. Il annonce également la poursuite des travaux de l’autoroute Ouagadougou-Bobo-Dioulasso et de nouvelles infrastructures de stockage liées à Faso Yaar.
Le président burkinabè aborde également l’agriculture, l’hydraulique, l’immersion patriotique, la formation des étudiants, l’énergie et le projet de centrale nucléaire. Sur le plan régional, il affirme que l’opérationnalisation de la force unifiée de l’AES se poursuit et annonce que les ressources de la banque de la Confédération continuent de se constituer. Il estime par ailleurs que l’AES et la Cédéao doivent pouvoir cohabiter afin de faciliter la circulation des personnes et des biens.
Au Niger, l’Agence nigérienne de presse (ANP) rapporte, pour sa part, la tenue le 25 septembre, au siège des Nations unies à New York, d’un événement parallèle consacré à la sécurité et au développement au Sahel, à l’initiative de l’AES. Selon l’agence, les discussions ont porté sur les défis du Burkina Faso, du Mali et du Niger et sur leur volonté de construire des réponses fondées sur les priorités de leurs populations. L’ANP souligne que les trois pays ont défendu une position commune lors de l’Assemblée générale de l’ONU.
Africaguinée revient sur le référendum du 28 septembre 1958, au cours duquel la Guinée avait rejeté le projet de Constitution de la Ve République française. Le site rappelle que le vote avait ouvert la voie à l’indépendance proclamée le 2 octobre suivant. Il revient notamment sur le rôle d’Ahmed Sékou Touré, alors dirigeant du PDG-RDA, et sur la visite du général Charles de Gaulle à Conakry le 25 août 1958. Africaguinée rappelle également que la Guinée fut alors le seul territoire de l’Afrique francophone à rejeter le projet de Communauté française.
Sur un autre sujet, Abidjan.net met en avant la participation du ministre ivoirien du Plan et du Développement, Souleymane Diarrassouba, au 8e Sommet de haut niveau du Conseil européen des entreprises pour l’Afrique et le Moyen-Orient, organisé le 24 septembre à New York en marge de l’Assemblée générale de l’ONU. Le ministre, représentant le vice-président Tiémoko Meyliet Koné, a insisté sur le potentiel démographique et économique de l’Afrique, les ressources stratégiques du continent et la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Il a également évoqué les 80 milliards de dollars d’intentions de financement annoncées lors du Groupe consultatif consacré au Plan national de développement ivoirien 2026-2030.
Au Ghana enfin, Pulse Ghana rapporte une clarification de l’Autorité des permis de conduire et des immatriculations (DVLA) sur les pénalités appliquées aux automobilistes renouvelant leur permis après expiration. Selon l’autorité, ces frais sont prévus par la réglementation et varient notamment selon la durée du retard. Ils vont de 52 à 148 cedis ghanéens dans les différentes catégories citées par le média. La DVLA rappelle que les permis doivent être renouvelés dans les délais prévus par la réglementation en vigueur.
Sf/APA





