Un nouveau partenariat Roche/Swiss TPH/CSRH en Côte d’Ivoire vise à combler le déficit de données génomiques africaines, qui représentent moins de 3 % des données mondiales.
Le Programme de génomique africaine (AGP) de Roche, l’Institut tropical et de santé publique suisse (Swiss TPH) et le Centre suisse de recherches scientifiques (CSRS) ont annoncé un nouveau partenariat visant à approfondir la recherche sur les maladies infectieuses et non transmissibles (MNT) en Côte d’Ivoire.
Cette collaboration s’inscrit dans le cadre de l’étude « Double charge de morbidité » (CoDuBu), centrée sur la région de Taabo, et utilise le séquençage du génome entier (SGE) pour analyser les interactions entre ces maladies, explique une note parvenue ce lundi à APA.
L’étude CoDuBu, menée depuis 2009 sur une cohorte de plus de 60 000 personnes, intègre désormais des données génomiques, environnementales et phénotypiques. Des bracelets en silicone sont utilisés pour mesurer l’exposition aux produits chimiques, offrant ainsi une vision complète des facteurs influençant la santé des populations rurales ivoiriennes.
Cette initiative vise à combler le déficit de données génomiques africaines, qui représentent moins de 3 % des données mondiales.
« Ce partenariat permettra de mieux comprendre les liens entre maladies chroniques et infectieuses, avec des retombées concrètes pour la santé publique en Afrique et au-delà », a souligné la professeure Nicole Probst-Hensch, chercheuse principale de l’étude.
Le Dr Siaka Koné, directeur du système de surveillance de Taabo, a ajouté que cette étape marquait un progrès significatif pour la recherche génomique en Côte d’Ivoire.
Roche AGP, Swiss TPH et CSRS ambitionnent de développer des stratégies de prévention et de traitement adaptées aux besoins locaux, en alignement avec l’Agenda 2063 de l’Union africaine.
Ce projet renforce également les capacités scientifiques africaines et soutient un modèle de recherche durable.
ARD/ac/Sf/APA







