Le document intérimaire de la commission Madlanga, concernant la justice pénale, fait le point sur les allégations de criminalité, de corruption et d’ingérence politique au sein du système judiciaire sud-africain.
Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a reçu le rapport intérimaire de la Commission d’enquête Madlanga, chargée d’examiner la criminalité, l’ingérence politique et la corruption présumées au sein du système judiciaire et des forces de l’ordre.
Présidée par le juge à la retraite de la Cour constitutionnelle, Mbuyiseli Madlanga, la commission a été créée en juillet 2025 à la suite d’inquiétudes croissantes liées à des accusations d’ingérence politique et de corruption systémique, susceptibles de porter atteinte à l’intégrité des institutions judiciaires et d’éroder la confiance du public.
Des allégations de poursuites sélectives, d’interférences dans des affaires judiciaires sensibles et de détournements de fonds publics ont alimenté les appels à l’ouverture d’une enquête formelle, afin d’identifier les dysfonctionnements et de proposer des mesures correctives.
« Le président Ramaphosa étudiera le rapport intérimaire pendant que la commission, actuellement en pause, se prépare à entendre de nouveaux témoins ou des personnes ayant déjà témoigné », a indiqué le porte-parole de la présidence, Vincent Magwenya.
Selon ce dernier, le chef de l’État a salué le travail accompli et réaffirmé son attente de voir la commission, conformément à son mandat, recommander la poursuite judiciaire de tout acte jugé criminel.
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