La presse ouest-africaine de ce mercredi 11 mars revient sur plusieurs dossiers sensibles mêlant justice, sécurité, gouvernance économique et initiatives publiques. De Dakar à Accra, en passant par Bamako, Dosso et Conakry, les États de la région sont confrontés à des enjeux judiciaires, sociaux et économiques majeurs, tandis que les tensions persistantes au Moyen-Orient incitent certaines chancelleries africaines à appeler leurs ressortissants à la vigilance lors de déplacements dans cette zone.
Selon Seneweb, l’affaire impliquant Pape Cheikh Diallo, Djiby Dramé et plusieurs co-inculpés, poursuivis notamment pour « actes contre-nature » et « transmission volontaire du VIH », place les avocats sénégalais face à un dilemme éthique inédit. D’après des informations relayées par Les Échos, sur près de quarante prévenus, seuls huit avocats ont accepté de se constituer, la plupart étant de jeunes confrères. Cette réticence inhabituelle au sein du barreau sénégalais s’expliquerait par un mélange de pression sociale, de considérations religieuses et de crainte de stigmatisation. Plusieurs avocats reconnaissent que le regard de la société constitue un frein important, certains redoutant d’être assimilés à la cause qu’ils défendent. D’autres, en revanche, rappellent que le droit à la défense demeure un principe fondamental de la justice et que la mission de l’avocat consiste avant tout à défendre un dossier, indépendamment des faits reprochés au client.
Dans un autre registre, la capitale sénégalaise a été secouée dans la nuit par un violent incendie survenu au petit marché de Rebeuss, rapporte Pressafrik. Déclaré aux environs de minuit, le feu a ravagé plusieurs cantines et magasins du marché, tout en endommageant certaines habitations situées à proximité. La Prison de Rebeuss, toute proche, n’a toutefois pas été touchée par les flammes. Les sapeurs-pompiers ont dû intervenir pendant plusieurs heures pour tenter de maîtriser complètement l’incendie. Le maire de Dakar-Plateau, Alioune Ndoye, s’est rendu sur les lieux afin de constater l’ampleur des dégâts.
Au Mali, le gouvernement a entamé des consultations nationales dans le cadre de la mise en œuvre du Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières, indique Maliweb. Organisées avec l’appui de l’Organisation internationale pour les migrations, ces rencontres visent à préparer le rapport national qui sera présenté lors du Forum d’examen des migrations internationales prévu en mai 2026 à New York. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre des Maliens établis à l’extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher, aux côtés du chef de mission de l’OIM au Mali, Seybou Boubacar. Les discussions ont permis d’évaluer les progrès réalisés dans l’application des 23 objectifs du Pacte, d’identifier les défis persistants et de recueillir les contributions des acteurs institutionnels et de la société civile.
Au Niger, les autorités ont lancé à Dosso une opération de vente de riz local à prix subventionné afin d’améliorer l’accessibilité de cette denrée et de soutenir le pouvoir d’achat des populations durant le mois de Ramadan, rapporte l’Agence Nigérienne de Presse. Cette initiative, mise en œuvre par l’Office national des aménagements hydro-agricoles avec l’appui du Fonds de solidarité pour la sauvegarde de la patrie, prévoit notamment la mise en vente de plusieurs milliers de tonnes de riz local. Le gouverneur de la région de Dosso, Bana Alhassane, a souligné que cette opération s’inscrit dans une stratégie visant à renforcer la souveraineté alimentaire du pays et à promouvoir la consommation du riz produit localement.
En Guinée, le ministère des Mines et de la Géologie a décidé de retirer 41 permis d’exploitation de carrières détenus par plusieurs sociétés nationales et étrangères, rapporte Africaguinee.com. Ces permis concernaient l’exploitation de substances telles que la dolérite, le granite, la latérite ou encore le sable. Les autorités invoquent notamment l’expiration de certains titres et le non-respect des dispositions du Code minier révisé. Cette décision s’inscrit dans une nouvelle dynamique de régulation du secteur et de promotion du contenu local, visant à renforcer le contrôle de l’État sur l’exploitation des ressources minières.
En Côte d’Ivoire, le ministère des Affaires étrangères a appelé les ressortissants ivoiriens souhaitant se rendre dans les pays du Golfe à faire preuve d’une vigilance accrue, indique Abidjan.net. Les autorités recommandent aux voyageurs de respecter strictement les formalités administratives et de privilégier les circuits officiellement agréés pour organiser leurs déplacements. Les Ivoiriens déjà présents dans ces pays sont également invités à rester attentifs aux informations communiquées par les ambassades et consulats de Côte d’Ivoire dans la région.
Au Ghana, près de 50 millions de cedis appartenant à Bernard Antwi-Boasiako, connu sous le nom de Chairman Wontumi et président régional du New Patriotic Party dans la région d’Ashanti, ont été gelés dans le cadre d’enquêtes portant sur des soupçons de crimes financiers, rapporte Pulse Ghana. L’annonce a été faite par le ministre des Communications gouvernementales, Felix Kwakye Ofosu, qui précise que la mesure a été prise par le Economic and Organised Crime Office. Selon les autorités, le gel des avoirs constitue une mesure conservatoire destinée à sécuriser les fonds pendant le déroulement des procédures judiciaires.
Sf/APA





