L’affaire du déguerpissement controversé à Koumassi Campement, dans le Sud d’Abidjan, prend une tournure judiciaire majeure. Jacques Alloui Brou, l’homme qui avait ouvertement revendiqué la destruction de nombreuses habitations dans ce quartier populaire, a été placé sous mandat de dépôt.
À la suite des démolitions brutales survenues le 3 juin 2026, le procureur de la République près le Tribunal de première instance d’Abidjan avait réagi en annonçant l’ouverture d’une enquête dès le 10 juin. Les investigations de la police nationale ont mené à l’interpellation du suspect.
Ce lundi 29 juin 2026, Jacques Alloui Brou qui avait revendiqué lesdites démolitions, a été déféré devant la Section antiterroriste du Tribunal de première instance d’Abidjan. Une information judiciaire a été ouverte à son encontre, débouchant sur son placement immédiat sous mandat de dépôt.
Une information judiciaire avec mandat de dépôt a été ouverte contre lui pour les faits de troubles à l’ordre public, publication de nouvelles fausses de nature à porter une atteinte au moral de la population ou à jeter le discrédit sur les institutions.
Il est également reproché à Jacques Alloui Brou des actes de destruction volontaire d’immeuble, dégât volontaire à la propriété immobilière d’autrui, faits prévus et punis par les articles 179, 183, 190, 485, 486 et 495 du Code pénal.
Lors de l’opération du 3 juin, plusieurs habitations ont été totalement rasées par les bulldozers. Parmi les victimes, de nombreux résidents possédaient pourtant des Arrêtés définitifs de construction (ADC) en bonne et due forme, rendant ces démolitions particulièrement illégales et traumatisantes pour la population locale.
AP/Sf/APA







