De la Mauritanie au Libéria, en passant par le Mali, la Côte d’Ivoire ou encore le Sénégal, l’actualité ouest-africaine de ce mardi est marquée par une série d’initiatives visant à moderniser l’agriculture, favoriser l’insertion économique des jeunes, renforcer la gouvernance ou promouvoir la paix et la justice sociale.
En Mauritanie, le gouvernement a lancé mardi la deuxième phase de son programme de mécanisation agricole, dans l’objectif de stimuler la production et l’emploi des jeunes. Selon l’Agence mauritanienne d’information (AMI), cette étape a été marquée par la signature d’un accord quadripartite prévoyant la distribution de 72 tracteurs agricoles, de leurs accessoires et d’un important lot de pièces de rechange aux conseils régionaux. La première phase du projet avait permis de récupérer plus de 15 000 hectares et de changer profondément les habitudes agricoles du pays.
Le même jour, le Premier ministre El Moctar Ould Djay a présidé une réunion du comité ministériel chargée de discuter du rapport sur la rénovation du centre-ville de Nouakchott. Ce projet s’inscrit dans le deuxième programme de développement urbain de la capitale, voulu par le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani pour son second mandat.
Au Libéria, la jeunesse « obtient enfin une place à la table des négociations économiques », selon le Liberian Observer. Le pays est devenu le premier d’Afrique à lancer une Banque d’investissement pour l’entrepreneuriat des jeunes (YEIB). Dotée d’un budget de 16 millions de dollars et portée par la Banque africaine de développement (BAD), cette initiative a été officiellement lancée mardi à Monrovia par le président de la BAD, Dr Akinwumi A. Adesina, en présence du président Joseph Nyuma Boakai. Avec une population majoritairement jeune, le Dr Adesina a salué cette initiative comme un « mouvement social transformateur » pour permettre aux jeunes de devenir maîtres de leur destin économique.
En revanche, le pays fait face à d’autres défis de gouvernance, poussant le juge associé désigné Boakai Kanneh à appeler à une réécriture complète de la Constitution libérienne de 1986. Il estime que celle-ci est « obsolète » et ne répond plus aux réalités politiques et démocratiques actuelles.
Au Mali, le président de la transition, Assimi Goïta, a dévoilé le projet de Charte nationale pour la paix et la réconciliation. Le site Maliweb a qualifié cette annonce « d’historique », dans un contexte marqué par la guerre contre les groupes terroristes. Cette charte vise à restaurer l’unité nationale et la souveraineté du pays.
Cependant, ce climat d’unité est contrasté par une actualité judiciaire mettant en cause trois célèbres chanteuses maliennes : Babani Koné, Mariam Bah et Binguini Bagaga. Elles ont été placées mardi sous mandat de dépôt pour des faits présumés « d’injures réciproques » et « d’atteinte aux mœurs », en lien avec des contenus diffusés sur les réseaux sociaux.
En Côte d’Ivoire, l’Alliance droits et santé a exhorté les États africains à passer de la parole aux actes pour lutter contre les violences basées sur le genre (VBG). Dans un communiqué repris par Fraternité Matin, l’organisation appelle les pays comme le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Niger et le Sénégal à traduire la Convention de l’Union africaine sur l’élimination des violences faites aux femmes, en politiques publiques concrètes, dotées de plans d’action multisectoriels et budgétés.
Au Nigéria, Premium Times met en lumière un frein majeur à la scolarisation dans la région d’Abuja : les infrastructures défaillantes et les longues distances. Dans les zones rurales et périurbaines, les coûts élevés du transport et la pauvreté des ménages rendent l’accès à l’éducation particulièrement difficile.
Au Sénégal, Le Soleil révèle qu’un « plan de sauvetage » portuaire adossé à une nouvelle stratégie nationale sera présenté ce jeudi 24 juillet. Il vise à repositionner le Sénégal comme leader logistique en Afrique de l’ouest à l’horizon 2035, dans un contexte de forte concurrence régionale.
Sur le plan social, Sud Quotidien signale la poursuite de la grève des greffiers. Les syndicats, réunis au sein de l’Entente Sytjust-UNTJ, maintiennent « la pression ». Ils rejettent les réquisitions du ministère de la Justice et dénoncent une entrave à l’exercice légal du droit de grève, malgré les appels au service minimum.
ODL/ac/Sf/APA






