La raffinerie de Kabaale, d’une capacité de 60.000 barils par jour et financée conjointement par l’UNOC et Alpha MBM Investments, vise à développer l’ensemble de la chaîne pétrochimique et à attirer des investissements régionaux.
La raffinerie de pétrole ougandaise devrait entrer en service au quatrième trimestre 2029 ou au premier trimestre 2030, a annoncé Michael Nkambo Mugerwa, directeur général de l’Uganda Refinery Holding Company.
S’exprimant lors du panel « Investir en Ouganda » organisé par l’Uganda National Oil Company (UNOC) à la Semaine africaine de l’énergie 2025 au Cap, Mugerwa a confirmé le calendrier du projet et présenté les avancées réalisées à ce jour.
La raffinerie sera construite à Kabaale, dans le district de Hoima, suite à un accord conclu en mars 2025 avec la société d’investissement émiratie Alpha MBM Investments. D’un coût de 4 milliards de dollars, l’installation sera financée à 40% par l’UNOC et à 60% par Alpha MBM, avec une capacité de 60 000 barils par jour. Mugerwa a précisé : « Ce projet va au-delà de la production de carburants : nous nous intéressons aux produits pétrochimiques, au kérosène, aux engrais et au traitement du gaz. La raffinerie est conçue pour exploiter l’ensemble de la chaîne de valeur ».
Le développement du parc industriel adjacent est en cours, soutenu par un investissement de 3 à 4 milliards de dollars, avec un potentiel d’1 à 2 milliards supplémentaires. Mugerwa a souligné les infrastructures déjà réalisées : routes, installations d’eau et alimentation électrique haute tension de 200 MW. « Une quinzaine d’investisseurs se sont déjà engagés dans le parc, ce qui renforcera les infrastructures et créera un écosystème autour de la raffinerie », a-t-il ajouté. Les produits seront également destinés aux marchés régionaux, notamment en Tanzanie et en République démocratique du Congo (RDC).
D’autres intervenants ont vanté l’attractivité de l’Ouganda pour les investisseurs. Humphrey Asiimwe, PDG de la Chambre ougandaise de l’énergie et des minéraux, a souligné la stabilité, la sécurité, l’exonération de taxes à l’importation et l’accès aux marchés voisins. Irene Bateebe, secrétaire permanente du ministère de l’Énergie, a rappelé les investissements dans les infrastructures électriques et ferroviaires, pour un portefeuille énergétique diversifié de 10 000 MW.
Philips Obita, directeur général de l’amont chez l’UNOC, a détaillé les initiatives en amont et en aval, notamment l’oléoduc EACOP, les projets d’exploration et les études sismiques prévues d’ici novembre 2025. « Nous investissons dans le contenu local, le transfert de technologie et le développement de nos capacités pour gérer nous-mêmes l’exploration et les infrastructures », a-t-il conclu.
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