Le Service national de renseignement et de sécurité (NISS) d’Éthiopie et le Service national de renseignement du Kenya (NIS) ont annoncé le lancement d’une opération conjointe visant à déloger les caches de militants actifs le long de leur frontière partagée.
L’initiative conjointe entre l’ Éthiopie et le Kenya fait suite à une rencontre, il y a huit mois, entre une délégation kenyane dirigée par le général Nuredin Mohammed Haji, chef des services de renseignement du Kenya, et Redwan Hussien, chef du NISS éthiopien, à Addis-Abeba. À l’issue de ces entretiens, les deux responsables ont exprimé leur volonté de renforcer les opérations de sécurité coordonnées pour lutter contre la menace des groupes terroristes dans la région, en particulier l’Armée de libération oromo (OLA) et al-Shabaab.
Dans un communiqué diffusé mardi, le NISS a précisé que l’opération visait à mettre en œuvre des accords de sécurité axés sur la lutte contre les menaces pesant sur les intérêts nationaux des deux pays. Elle cible en particulier les activités liées au terrorisme, au commerce de contrebande et au trafic illégal d’êtres humains et d’armes.
L’objectif principal est de démanteler l’OLA, également connu sous le nom de groupe militant Shene, qui opère dans les zones frontalières, dans le but de renforcer la stabilité régionale.
Le NIS du Kenya a également annoncé avoir lancé une opération de sécurité pour éliminer les cachettes utilisées par les militants de l’OLA dans les comtés de Marsabit et d’Isiolo. L’agence a précisé que cette opération visait à éradiquer les criminels impliqués dans des activités illégales menaçant la sécurité nationale, telles que le trafic d’armes, de drogue et d’êtres humains, l’exploitation minière illégale, ainsi que l’incitation à des conflits tribaux et les enlèvements contre rançon le long de la frontière.
Les forces de sécurité conjointes des deux pays mènent activement des opérations dans les camps désignés du groupe, sur leurs territoires frontaliers respectifs, afin de neutraliser son influence.
Le NISS accuse l’OLA d’entretenir des liens avec les militants d’al-Shabaab et de participer à des activités criminelles telles que la contrebande, le trafic d’armes et l’exploitation minière illégale.







