Les actifs sous gestion (AUM) du Nigéria sont passés de 3 200 milliards de nairas à 10 000 milliards de nairas au cours des deux dernières années, a déclaré le directeur général de la Commission des valeurs mobilières (SEC), le Dr Emomotimi Agama.
S’exprimant lundi à Lagos lors de l’événement marquant le passage du
Nigéria au cycle de règlement J+1, le Directeur général de la SEC, Dr Emomotimi Agama a indiqué que la
croissance observée des actifs sous gestion (AUM) du Nigéria reflétait la confiance accrue des investisseurs et l’impact positif des réformes en cours sur le marché des capitaux nigérian.
Il a souligné que le marché avait franchi plusieurs étapes historiques
ces derniers mois, notamment une croissance record de sa
capitalisation boursière.
« Le marché des capitaux nigérian a franchi des étapes historiques. En deux ans, les actifs sous gestion du pays
sont passés de 3 200 milliards de nairas à 10 000 milliards de nairas.
(…) Rien qu’en février 2026, la capitalisation boursière a progressé de
17 600 milliards de nairas, soit la plus forte hausse mensuelle jamais
enregistrée sur ce marché », a-t-il déclaré.
Agama a indiqué que les investissements de portefeuille nationaux et étrangers sur la Bourse du Nigéria (NGX) ont atteint 1 803 milliards de nairas en avril 2026.
« Cela représente une augmentation de 3,35% par rapport au mois précédent et une hausse remarquable de 274,05% par rapport aux 482 milliards de nairas enregistrés en avril 2025.
(…) Au cours des quatre premiers mois de 2026, le volume total des
transactions de marché a atteint 5 952 milliards de nairas, soit plus
du double des 2 714 milliards de nairas enregistrés en 2025 », a-t-il
précisé.
Le président de la SEC a qualifié ces chiffres d’inédits et de preuve
de la vigueur croissante du marché nigérian des capitaux. Il a ajouté
que la contribution du marché au produit intérieur brut (PIB) du
Nigéria avait considérablement augmenté. Selon lui, cette contribution a atteint 33% en 2025.
Il a également indiqué que la capitalisation boursière avait progressé
de 125%, passant d’environ 55 000 milliards de nairas en avril 2024 à 153 000 milliards de nairas.
M. Agama a souligné que malgré ces excellents résultats, une marge de
progression importante subsistait.
Il a révélé que la participation étrangère sur les marchés actions nigérians était passée de 9,9% en 2023 à 22,2% en 2025.
Il a qualifié cette hausse de reprise significative pour le marché.
« Cependant, il existe encore une marge de progression importante, et
le règlement à J+1 est l’un des outils les plus importants pour y
parvenir », a-t-il déclaré.
M. Agama s’est dit convaincu que le cycle de règlement à J+1 améliorerait l’efficacité, stimulerait la liquidité et renforcerait la compétitivité du Nigéria parmi les destinations d’investissement
mondiales.
Il a affirmé que cette transition constituait une étape importante
pour le marché, mais imposait également de nouvelles responsabilités
aux opérateurs. Selon lui, le raccourcissement du cycle de règlement exercerait une pression accrue sur les petits acteurs du marché, les incitant à automatiser leurs opérations et à renforcer leurs processus administratifs.
Il a indiqué que les courtiers, les dépositaires et les teneurs de
registre s’appuyant sur des systèmes obsolètes et des flux de travail
manuels ne pouvaient plus se permettre les retards tolérés sous le
régime J+2.
Agama a souligné que les confirmations de transactions, les rapprochements et les décisions de financement devaient désormais être effectués plus rapidement.
Il a ajouté que l’ensemble du secteur devait s’adapter aux exigences d’un environnement de règlement plus rapide et plus efficace.
Le président de la SEC a également annoncé que la commission lancerait
le Plan directeur 2.0 du marché nigérian des capitaux entre juin et juillet.
GIK/fss/Sf/APA







