Le Nigeria intensifie sa lutte contre les flux financiers illicites, qui privent le pays de précieuses ressources fiscales. Le Service fédéral des impôts organise une conférence nationale pour mobiliser acteurs nationaux et internationaux autour de solutions concrètes.
Le Service fédéral des impôts du Nigeria (FIRS) a annoncé l’organisation d’une conférence nationale de deux jours sur les flux financiers illicites, dans le cadre de ses efforts renouvelés pour lutter contre la fraude fiscale et protéger le système financier du pays.
Dans une déclaration publiée dimanche, le conseiller spécial du président du FIRS pour les médias, Dare Adekanmbi, a précisé que la conférence se tiendra les 22 et 23 juillet à l’hôtel Transcorp Hilton d’Abuja.
Intitulé « Lutte contre les flux financiers illicites : renforcer la mobilisation des ressources nationales du Nigeria », l’événement réunira décideurs politiques, administrateurs fiscaux, forces de l’ordre, organismes de lutte contre la corruption, experts financiers et partenaires internationaux pour explorer des solutions concrètes contre les flux financiers illicites et améliorer la collecte des recettes.
Selon Adekanmbi, la conférence sera présidée par la ministre d’État aux Finances, Doris Uzoka-Anite, et le discours d’ouverture sera prononcé par Irene Ovonji-Odida, membre du Groupe de haut niveau des Nations unies sur les flux financiers illicites.
Le président du FIRS, Zacch Adedeji, a souligné l’importance de cet événement, affirmant qu’il mettra en lumière les efforts accrus de l’agence pour lutter contre les FFI, en renforçant les mécanismes de conformité, en améliorant la transparence des bénéficiaires effectifs et en utilisant des technologies pour détecter et prévenir la fraude fiscale, la manipulation des prix et d’autres pratiques illicites.
Il a rappelé que le FIRS avait déjà pris des mesures proactives, notamment des programmes de renforcement des capacités de son personnel pour identifier et contrer les FFI, en particulier celles impliquant des multinationales. « Nous avons mis en place un dispositif dédié, approuvé des formations spécifiques et créé la Direction de la gestion des produits du crime et de la coordination des flux financiers illicites, afin d’institutionnaliser cette lutte au sein du service », a ajouté Adedeji.
La déclaration a également rappelé que le gouvernement nigérian avait créé un Comité interinstitutions pour la lutte contre les flux financiers illicites, qui réunit le FIRS, la Cellule nigériane de renseignement financier, la Commission indépendante de lutte contre la corruption, la Commission des crimes économiques et financiers, le Service des douanes, la Banque centrale du Nigeria et la Commission des valeurs mobilières.
En amont de la rencontre, Irene Ovonji-Odida a exprimé l’espoir que la conférence contribuera à une meilleure compréhension des flux financiers illicites et renforcera l’engagement national pour leur éradication.
Le FIRS a enfin précisé que les recommandations issues de ces deux journées devront consolider les efforts du gouvernement en faveur de l’intégrité financière et de la mobilisation efficace des ressources nationales pour le développement du pays.
GIK/fss/ac/APA






