Les autorités nigérianes intensifient leur offensive contre le narcotrafic. Au premier trimestre 2026, près d’un millier de condamnations ont été prononcées, visant notamment des figures majeures du trafic, dans un contexte de durcissement judiciaire et sécuritaire.
L’Agence nationale de lutte contre le trafic de drogues (NDLEA) a annoncé vendredi un bilan judiciaire inédit au premier trimestre 2026, marqué par 974 condamnations à travers le Nigéria, dont onze figures majeures du narcotrafic totalisant 254 années de prison.
Selon le communiqué de l’agence nigériane parvenu à APA, ces condamnations concernent 899 hommes et 75 femmes. La dynamique s’est intensifiée au fil des mois, avec 265 condamnations enregistrées en janvier, 316 en février et 393 en mars, illustrant une montée en puissance des poursuites judiciaires.
Parmi les principaux dossiers, Adegbite Solomon, alias « Obama », un homme d’affaires de 42 ans basé en Italie, a été condamné le 18 mars à 130 ans de prison par la Cour fédérale de Lagos. Reconnu coupable sur quinze chefs d’accusation, il a également vu sa licence pharmaceutique révoquée, ses biens saisis et ses avoirs bancaires gelés au profit de l’État fédéral.
D’autres figures du trafic ont écopé de lourdes peines, notamment Ridwan Animashaun, condamné à 25 ans de prison par la Cour fédérale d’Ibadan, ainsi que Rauf Asogba et Seun Olaniyi, condamnés chacun à 17 ans d’emprisonnement pour trafic de cannabis. Jonathan Nuhu, alias « Doctor », et Idris Yusuf ont pour leur part été condamnés à 15 ans de prison, ce dernier se voyant infliger une peine supplémentaire dans une affaire distincte.
Plusieurs autres condamnations à sept ans ont également été prononcées dans différentes juridictions fédérales, traduisant l’ampleur de la riposte judiciaire engagée contre les réseaux de trafic de stupéfiants.
Le directeur général de la NDLEA, le général Mohamed Buba Marwa (à la retraite), a salué un « tournant décisif » dans la lutte antidrogue, soulignant que ces résultats traduisent la détermination des autorités à endiguer le phénomène. Il a également mis en avant le rôle du système judiciaire dans l’accélération des procédures, estimant qu’une justice rapide constitue un levier essentiel de dissuasion.
AC/Sf/APA







