L’homme politique d’opposition mozambicain Venâncio Mondlane a accusé le parti au pouvoir, le Frelimo, d’avoir orchestré plusieurs tentatives d’assassinat contre lui depuis les élections générales contestées d’octobre 2024.
S’exprimant sur CIPCAST, un podcast du Centre pour l’intégrité publique (CIP), une organisation anti-corruption, l’opposant mozambicain Venâncio Mondlane a affirmé avoir été visé par cinq tentatives ratées, la plus récente datant du 5 mars.
Selon lui, des membres de l’Unité d’intervention rapide, la police anti-émeute mozambicaine, ont ouvert le feu sur son cortège dans le quartier de Xiquelene à Maputo le 5 mars.
Alors que les responsables policiers ont déclaré qu’ils dispersaient une foule importante de partisans de Mondlane, le leader de l’opposition soutient qu’il était la cible.
« C’étaient de vraies balles, des balles meurtrières », a-t-il affirmé, précisant que son caméraman avait été blessé lors de l’attaque. « La proximité des policiers, armés de AK-47, montre que j’étais la cible », a ajouté l’opposant.
Mondlane a également allégué que plus de 400 de ses partisans ont été tués par la police depuis octobre, attribuant cette violence à ce qu’il qualifie d’« intolérance politique et de pratiques anti-démocratiques » du Frelimo.
Il a par ailleurs dénoncé les récentes actions judiciaires contre lui et son équipe, notamment son interrogatoire par le bureau du procureur général et la détention de sa trésorière, Gloria Nobre, comme faisant partie d’une stratégie plus large d’intimidation.
Ces accusations surviennent après les élections controversées de 2024 au Mozambique, qui ont vu Daniel Chapo, du Frelimo, déclaré vainqueur avec 65 % des voix.
Les groupes d’opposition, menés par Mondlane, ont rejeté les résultats, dénonçant une fraude électorale généralisée.
Les élections ont été entachées de manifestations violentes, les organisations de défense des droits humains rapportant plus de 130 morts lors d’affrontements entre manifestants et forces de sécurité.
Mondlane, qui a obtenu 24 % des voix selon les résultats officiels, affirme avoir remporté la présidence d’après le décompte de son parti.
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