Le chef de l’État béninois a accordé une mesure de grâce présidentielle à 369 personnes condamnées à l’occasion du 66e anniversaire de l’indépendance du pays, une décision présentée comme un geste de clémence dans le respect du cadre constitutionnel.
Le président béninois Romuald Wadagni a accordé la grâce présidentielle à 369 personnes condamnées, à l’occasion de la célébration du 66e anniversaire de l’accession du Bénin à l’indépendance, selon un communiqué de la présidence publié samedi 1er août 2026.
Cette mesure constitue la première décision de grâce prise par le chef de l’État depuis son entrée en fonction. Les opérations de mise en liberté ont débuté le même jour et se poursuivent au fur et à mesure de l’accomplissement des formalités administratives et judiciaires nécessaires.
La mesure concerne plusieurs catégories de condamnés, dont certains cas avaient été relayés publiquement, précise le communiqué, qui souligne que cette décision relève du droit de grâce reconnu au président de la République par la Constitution.
En choisissant la date de la fête nationale pour annoncer cette mesure, le chef de l’État a voulu inscrire ce geste dans une démarche de clémence et de seconde chance, tout en rappelant que la grâce présidentielle ne remet pas en cause les décisions de justice.
Selon la présidence béninoise, cette prérogative « allège l’exécution de la peine sans effacer la condamnation » et s’exerce dans un cadre légal défini.
À travers cette décision, Romuald Wadagni entend promouvoir une vision d’un État associant fermeté institutionnelle, discernement et humanité, en mettant en avant la réinsertion et la cohésion nationale.
AC/APA







