La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a décidé d’accorder une aide de 250 000 dollars américains, soit environ 3 millions de cedis ghanéens, au Ghana pour soutenir les victimes des graves inondations qui ont frappé plusieurs régions du pays, a annoncé le ministre ghanéen des Affaires étrangères.
Dans une déclaration, le chef de la diplomatie ghanéenne a indiqué que son ministère avait été informé par la Cédéao de sa contribution à hauteur de 250 000 dollars destinée aux populations affectées par les inondations. Il a précisé que les fonds seront remis dès leur réception dans les comptes de l’État, conformément aux principes de transparence et de responsabilité.
Les inondations font suite aux fortes pluies enregistrées fin juin dans plusieurs parties du Ghana, notamment dans la région du Grand Accra, où elles ont provoqué d’importants dégâts humains et matériels. Selon les autorités, les intempéries du 29 juin ont fait au moins 12 morts, tandis que plusieurs personnes étaient portées disparues dans les premiers bilans. Environ 7 761 ménages ont été touchés et près de 38 800 personnes affectées dans la seule région du Grand Accra.
Les services de secours ghanéens ont mené des opérations d’évacuation dans plusieurs zones sinistrées, notamment à Accra, Tema et leurs environs, avec le concours du Service national des incendies, de la police maritime, de l’Organisation nationale de gestion des catastrophes (NADMO) et des forces armées.
D’autres régions ont également été touchées, notamment dans la région de la Volta, où des communautés de la municipalité de Keta ont subi des effondrements d’habitations et des déplacements de populations après la montée des eaux.
Le ministre ghanéen des Affaires étrangères a exprimé la gratitude du gouvernement à la Cédéao pour ce geste de solidarité régionale, présenté comme une manifestation de « compassion africaine » envers les populations sinistrées.
Cette aide intervient alors que les autorités ghanéennes poursuivent les opérations de réponse, d’assistance humanitaire et de reconstruction dans les zones affectées par ces inondations, considérées parmi les épisodes climatiques les plus graves enregistrés récemment dans le pays.
AC/Sf/APA







