Nairobi affirme qu’aucune victime kényane n’a été signalée dans le conflit en cours au Moyen-Orient et indique suivre étroitement la situation des plus de 500 000 ressortissants du pays vivant dans la région, avec des mesures d’assistance et d’éventuel rapatriement.
Le gouvernement kényan a assuré, vendredi, suivre de près la situation de ses ressortissants vivant au Moyen-Orient dans le contexte du conflit en cours dans la région, indiquant qu’aucune victime n’a été signalée parmi eux.
Dans un communiqué publié le 6 mars par le ministère des Affaires étrangères, Nairobi précise que plus de 500 000 citoyens kényans résident et travaillent actuellement au Moyen-Orient, soulignant que leur sécurité et leur bien-être constituent une priorité.
Selon les autorités, aucun décès ni blessé impliquant des ressortissants kényans n’a été signalé sept jours après le début du conflit. La plupart d’entre eux poursuivent leurs activités quotidiennes, que ce soit pour le travail, les études ou d’autres engagements personnels, selon les conditions locales.
Le gouvernement indique que les citoyens kényans souhaitant quitter la région peuvent organiser leur départ, lorsque les conditions le permettent, en utilisant les vols commerciaux disponibles ou par l’intermédiaire d’agences de voyage agréées.
La compagnie nationale Kenya Airways a par ailleurs commencé à utiliser des corridors aériens sécurisés négociés avec les autorités concernées afin de faciliter le rapatriement de Kényans bloqués dans la région.
Le ministère précise également que sept missions diplomatiques et deux consulats généraux du Kenya au Moyen-Orient suivent l’évolution de la situation et transmettent régulièrement des informations sur l’état des ressortissants ainsi que sur la sécurité du personnel diplomatique et des installations.
Ces représentations diplomatiques ont activé des mécanismes d’urgence et des plans d’évacuation en cas de dégradation de la situation. Les ressortissants kényans sont invités à s’enregistrer auprès des ambassades et consulats et à rester en contact avec eux, notamment via des lignes téléphoniques d’urgence ouvertes 24 heures sur 24.
Le département d’État chargé des affaires de la diaspora maintient également un centre d’assistance accessible en permanence pour répondre aux préoccupations des citoyens kényans à l’étranger.
Au vendredi 6 mars, la situation sécuritaire au Moyen-Orient demeure extrêmement tendue, marquée par des affrontements entre Israël et l’Iran, sur fond d’implication militaire des États-Unis aux côtés de l’État hébreu. Les hostilités ont débuté le 28 février par une série de frappes visant des installations militaires et stratégiques iraniennes. Ces attaques ont notamment conduit à l’élimination de plusieurs hauts responsables iraniens, dont le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei.
Téhéran a riposté par des tirs de missiles et de drones en direction du territoire israélien, provoquant plusieurs alertes de sécurité dans différentes villes. L’Iran a également ciblé des bases américaines implantées dans certains pays du Golfe et annoncé la fermeture du détroit d’Ormuz, une voie stratégique par laquelle transite près de 20 % du commerce mondial d’hydrocarbures.
Les échanges militaires se poursuivent avec de nouvelles frappes israéliennes contre des infrastructures iraniennes ainsi que des positions liées au Hezbollah au Liban, faisant craindre une extension régionale du conflit.
AC/APA







