Le Centre de promotion des investissements en Côte d’Ivoire (CEPICI) engage une nouvelle étape de sa transformation. Un atelier réunissant, ce vendredi 25 septembre 2026, les points focaux des ministères et les principales structures de l’écosystème de l’investissement, a marqué le lancement des travaux autour du projet « CEPICI optimisé ».
Retenue par le Conseil de gestion du CEPICI à l’issue d’une étude diagnostique de son modèle économique, cette réforme vise à adapter l’institution aux nouvelles ambitions de la Côte d’Ivoire en matière d’investissement privé.
L’ouverture de l’atelier est revenue à Tegnan Sandrine, directrice de la Facilitation des Investissements, qui représentait la directrice générale du CEPICI, Solange Amichia. Elle a ainsi lancé les travaux de cette phase de concertation avec les représentants de l’administration et les différents acteurs de l’écosystème de l’investissement.
Intervenant à sa suite, en qualité de chef de projet du « CEPICI optimisé » Yves Djédjé, directeur exécutif, Transformation stratégique et performance institutionnelle, et directeur de la Planification stratégique, des études et de la statistique a rappelé les principaux points de travail issus de la démarche de transformation ainsi que les quatre axes autour desquels doivent s’articuler les travaux.
Le diagnostic réalisé sur le modèle économique du CEPICI a notamment relevé une dispersion des responsabilités au sein de l’écosystème de l’investissement, un cadre juridique et financier limitant certaines marges d’action du CEPICI, ainsi qu’un parcours de l’investisseur devenu plus complexe.
Il a également mis en évidence des besoins en matière de prospection, de suivi post-investissement et d’interconnexion des systèmes d’information entre les différentes administrations.
Le Plan national de développement (PND) 2026-2030 prévoit 114 838,5 milliards de FCFA d’investissements, dont 80 614,7 milliards de FCFA attendus du secteur privé, soit 70,2 %. La capacité à attirer ces investissements et à accompagner leur concrétisation, constitue un enjeu central de la transformation économique du pays.
Dans ce contexte, la réforme ambitionne de faire du CEPICI l’agence nationale de référence de l’investisseur, avec un rôle renforcé dans la coordination de la promotion et de la facilitation de l’investissement privé. Il s’agira concrètement de rendre le parcours de l’investisseur plus fluide, en clarifiant les responsabilités des différents acteurs et en améliorant la coordination entre les administrations concernées.
Le programme « CEPICI optimisé » s’articule autour de 23 projets regroupés en quatre axes : les fondations de la politique de l’investissement, le positionnement du CEPICI dans l’écosystème, le parcours de l’investisseur et la transformation interne de l’institution.
Les travaux porteront notamment sur la gouvernance et le modèle d’intervention de la future agence, le renforcement de la prospection, la simplification des procédures, la digitalisation des services, l’interconnexion des administrations ainsi que le développement des capacités techniques et financières du CEPICI.
L’atelier du 25 septembre a surtout permis de poser les bases d’une démarche collective associant les équipes du CEPICI, les membres de l’administration, les points focaux et le cabinet de conseil qui accompagnent cette transformation. Cette collaboration doit permettre à chaque partie de mieux comprendre son rôle dans le processus et de contribuer, à son niveau, à l’avancement des différents chantiers.
La démarche reposera notamment sur la tenue d’entretiens, la mise à disposition de documents et d’informations utiles, la disponibilité des acteurs concernés, mais également sur leur capacité à contribuer à la résolution ou à la levée de certains blocages identifiés dans le parcours de l’investisseur.
Cette approche doit permettre de passer progressivement du diagnostic à la définition de solutions opérationnelles, en tenant compte des réalités et des responsabilités de chaque acteur de l’écosystème.
L’atelier constitue ainsi le point de départ d’une phase de concertation et de travail qui se poursuivra au cours des prochains mois. Les échanges avec les administrations, les entretiens et les travaux techniques doivent permettre de préciser les modalités opérationnelles de la réforme et de préparer les décisions à soumettre aux instances compétentes.
Le calendrier de mise en œuvre prévoit d’aboutir à la fin du mois de décembre 2026 à une nouvelle dynamique du CEPICI. À terme, la « nouvelle agence » ne donnera pas lieu à la création d’une structure distincte. Elle sera issue de la transformation et de l’optimisation du CEPICI existant, avec l’ambition d’en faire un instrument plus intégré, plus agile et davantage orienté vers les besoins des investisseurs et du secteur privé.
À travers cette réforme, la Côte d’Ivoire entend ainsi renforcer son dispositif d’attraction et de facilitation des investissements et mieux l’aligner sur les ambitions du PND 2026-2030, dans lequel le secteur privé est appelé à jouer un rôle majeur dans le financement et la transformation de l’économie nationale.
AP/APA





