Deux ressortissants ghanéens ont été blessés par des drones près de l’aéroport de Dubaï, tandis que des Casques bleus ghanéens ont été touchés quelques jours plus tôt par une frappe au sud du Liban, poussant Accra à réagir sur le plan diplomatique.
Le Ghana a été touché par deux incidents distincts au Moyen-Orient en moins d’une semaine, impliquant des ressortissants civils aux Émirats arabes unis et des Casques bleus déployés au Liban, a indiqué la diplomatie ghanéenne.
Le 11 mars, deux ressortissants ghanéens ont été blessés après la chute de drones aux abords de l’aéroport international de Dubaï. Informé par les autorités émiraties, le ministère ghanéen des Affaires étrangères a dépêché une délégation conduite par l’ambassadeur du Ghana aux Émirats arabes unis afin de rendre visite aux blessés hospitalisés. Selon les premières informations, leur état n’est pas critique et un rétablissement complet est attendu.
Cet incident intervient dans un contexte de tensions régionales accrues marqué par des attaques de missiles et de drones visant les Émirats arabes unis depuis l’escalade du conflit opposant les États-Unis et Israël à l’Iran. Les systèmes de défense aérienne émiratis ont intercepté plusieurs projectiles ces derniers jours, entraînant notamment des perturbations temporaires du trafic à l’aéroport de Dubaï.
Quelques jours plus tôt, le 6 mars, deux soldats ghanéens servant au sein de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) ont été grièvement blessés par une frappe de missiles dans le sud du Liban, tandis qu’un troisième militaire a été traumatisé. L’impact a provoqué un incendie qui a détruit le mess des officiers du bataillon ghanéen. Les blessés ont été pris en charge dans une installation médicale de la mission avant leur évacuation vers l’hôpital de référence de la FINUL.
Les autorités ghanéennes ont réagi en déposant une protestation formelle auprès du secrétaire général de l’ONU, António Guterres. Le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, a demandé l’ouverture d’une enquête « complète, immédiate, impartiale et transparente », estimant que l’attaque constituait une grave violation du droit international.
Accra a également appelé les Nations Unies à renforcer les mesures de sécurité pour protéger le contingent ghanéen déployé dans la mission de maintien de la paix.
Ces incidents interviennent alors que les affrontements se poursuivent dans le sud du Liban entre le mouvement Hezbollah et l’armée israélienne, dans le sillage de l’escalade régionale impliquant l’Iran, Israël et les États-Unis.
Face à cette situation, le Ghana dit soutenir les consultations en cours aux Nations Unies en faveur d’une désescalade et appelle ses ressortissants présents dans la région du Golfe à faire preuve de vigilance.
AC/Sf/APA







