La poétesse ivoirienne Tanella Boni a été récompensée par le Prix Tchicaya U Tam’si 2025, saluant la richesse et l’engagement de son œuvre poétique.
Dans le cadre de la 46ᵉ édition du Moussem Culturel International d’Assilah (Automne 2025), le jury de la 13ᵉ édition du Prix Tchicaya U Tam’si de la poésie africaine a décerné à l’unanimité le prestigieux prix à la poétesse ivoirienne Tanella Boni. La distinction récompense l’ensemble de son parcours poétique, la richesse et la profondeur humaine de son œuvre, incarnant pleinement l’esprit et l’exigence du prix.
Présidé par le poète sénégalais Amadou Lamine Sall, lauréat de l’édition 2018, le jury comprenait l’écrivain mauritanien Bios Diallo, le poète marocain Nabil Mansar, le professeur sénégalais Abou Mbow, l’écrivain ivoirien Mohamed Nda, la directrice française Catherine Savart et le Secrétaire général de la Fondation Forum Assilah, Hatim Betioui. Après un examen rigoureux des candidatures et de longues délibérations, Tanella Boni a été retenue pour la singularité de son œuvre, explorant l’identité, la condition des femmes et les transformations sociales du continent africain.
Née à Abidjan en 1954, Tanella Boni est poétesse, romancière et philosophe. Ancienne présidente de l’Union des écrivains de Côte d’Ivoire et membre associé de l’Académie du Royaume du Maroc, elle a également contribué à l’organisation du Festival international de poésie d’Abidjan. Son écriture, sobre et dense, mêle engagement social et exigence esthétique. Elle est déjà lauréate de plusieurs distinctions, dont le Prix Ahmadou Kourouma (2005), le Prix Antonio Viccaro (2009), le Prix Théophile Gautier de l’Académie française (2018) et le Prix du Festival international de poésie francophone (2023).
La remise officielle du prix se tiendra le jeudi 9 octobre 2025, en présence des membres du jury. Tanella Boni devient ainsi la deuxième poétesse ivoirienne à recevoir cette distinction, aux côtés de nombreux poètes africains et de la diaspora précédemment primés, tels que Édward J. Maunick (Île Maurice, 1989), René Depestre (Haïti, 1991), Amadou Lamine Sall (Sénégal, 2018) ou Paul Dakeyo (Cameroun, 2022).
Créé en 1988 par Mohamed Benaïssa, alors Secrétaire général de la Fondation Forum Assilah, le Prix Tchicaya U Tam’si rend hommage au poète congolais du même nom et distingue tous les trois ans un parcours poétique majeur sur le continent africain.
AC/Sf/APA







