Le gouvernement marocain entend accélérer la restructuration des établissements et entreprises publics (EEP), un chantier stratégique visant à rationaliser les missions, améliorer la gouvernance et optimiser l’usage des ressources publiques.
La réforme de la gouvernance des établissements et entreprises publics (EEP), qui figure parmi les priorités de l’exécutif marocain, vise à réduire les chevauchements d’activités, fusionner certaines entités et recentrer les EEP sur leurs missions stratégiques. L’Agence nationale de gestion stratégique des participations de l’État (ANGSPE) pilote ce processus, en lien avec les ministères de tutelle
Les objectifs affichés sont clairs : améliorer la rentabilité économique, renforcer la transparence financière, réduire les risques quasi-budgétaires et orienter les investissements vers les secteurs prioritaires. Des réformes similaires ont été engagées dans d’autres pays pour réduire la charge publique et améliorer la performance du portefeuille de l’État.
Les observateurs soulignent que le succès dépendra de la capacité à instaurer une véritable culture de performance au sein des EEP, avec des contrats-programmes clairs et un suivi régulier. La Banque mondiale rappelle, dans un récent rapport, que la gouvernance des EEP au Maroc a longtemps souffert d’une faible reddition de comptes et d’une dispersion des responsabilités.
Le gouvernement promet des mesures rapides, mais les syndicats redoutent des suppressions d’emplois et une réduction des services publics dans certaines régions. Pour éviter les tensions sociales, l’Exécutif envisage un plan de reconversion et de mobilité pour les personnels concernés.
MK/ac/Sf/APA







