Le Mouvement pour le salut de l’Azawad (MSA) a affirmé jeudi que les Forces armées maliennes avaient contraint des éléments de l’État islamique au Sahel à se replier au nord de Ménaka, appelant la jeunesse à rejoindre l’armée nationale.
Le Mouvement pour le salut de l’Azawad (MSA) a affirmé jeudi que des éléments de l’État islamique au Sahel avaient été contraints de se replier au nord de Ménaka sous la pression des Forces armées maliennes (FAMa), dans une publication diffusée le 26 mars, consultée à APA.
Le mouvement indique que des combattants jihadistes ont fui face aux FAMa, évoquant plusieurs tentatives d’attaques repoussées lors d’une opération menée le 5 février 2026 sur l’axe Ansongo–Ménaka, au cours de laquelle un convoi logistique avait regagné Ménaka après une mission de sécurisation.
Selon le MSA, des engins explosifs improvisés (EEI) auraient été détectés et neutralisés en amont par les unités de reconnaissance et de déminage. Un véhicule kamikaze aurait par ailleurs été détruit par tir direct entre Indelimane et Ijangalane, sur la base d’un renseignement anticipé.
Le mouvement fait également état de l’appui de drones et d’hélicoptères ayant permis de localiser un point de regroupement et de mener une frappe ciblée, faisant état de « plus d’une dizaine de terroristes neutralisés » et de la destruction de leurs moyens logistiques.
Fondé notamment par des membres de la communauté daoussahak, le MSA avait été directement touché par les massacres attribués à ce groupe, alors dénommé État islamique dans le Grand Sahara (EIGS), avant son changement de nom en mars 2022, devenant ainsi une « province » à part entière du groupe Etat islamique.
Le MSA estime que la lutte contre les groupes jihadistes « ne saurait être l’affaire d’une seule région ou d’une seule armée » et appelle la jeunesse malienne à rejoindre les rangs des FAMa.
Le positionnement du MSA aux côtés de Bamako s’inscrit dans un paysage politique du nord Mali profondément reconfiguré. En septembre 2023, le MSA avait annoncé son retrait du Cadre stratégique permanent (CSP), regrettant la déclaration par laquelle ce dernier avait engagé un conflit armé contre les FAMa.
D’autres entités ont, au contraire, approfondi leur rupture avec le régime de transition : le 30 novembre 2024, les responsables du CSP-DPA, alliance de groupes armés séparatistes à dominante touareg créée en mai 2024, ont annoncé la dissolution de leur structure et sa transformation en Front de libération de l’Azawad (FLA), entité se réclamant des aspirations du peuple de l’Azawad à l’autodétermination.
Le MNLA, le HCUA ainsi que des fractions du MAA et du GATIA ont ainsi fusionné en une seule entité. Le FLA a depuis pris les armes contre les forces maliennes et leurs alliés, tandis que le MSA maintient son alignement avec Bamako.
MD/ac/Sf/APA







