Une attaque contre une position des Forces armées maliennes (FAMa) a été signalée jeudi à Dioura, dans la région de Mopti (centre), avec une revendication du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), qui affirme avoir pris le contrôle de la caserne.
Selon un communiqué attribué aux FAMa, une attaque de groupes armés terroristes (GAT) a été signalée jeudi 10 septembre dans le secteur de Dioura. La riposte des forces maliennes était en cours et des informations complémentaires devaient être communiquées ultérieurement.
De son côté, le JNIM, à travers son organe de propagande, a revendiqué l’attaque et affirmé que ses combattants avaient pris « le contrôle total » d’une caserne de l’armée malienne à Dioura dans la matinée.
Cette attaque intervient dans un contexte marqué par la multiplication des affrontements entre les forces maliennes et les groupes armés dans plusieurs régions du pays.
En août, les FAMa avaient notamment annoncé avoir repoussé une tentative d’attaque contre leur emprise militaire de San, dans la région de Ségou (centre), tandis que des canaux affiliés au JNIM avaient affirmé avoir pris le contrôle de la caserne.
Selon l’état-major malien, l’attaque contre l’emprise de San avait été menée à l’aube et la « riposte vigoureuse » des FAMa avait permis de repousser l’assaut. Africa Corps, le contingent russe déployé aux côtés des forces maliennes, avait affirmé que plus de 40 assaillants avaient été tués. Aucun bilan indépendant n’était alors disponible.
Dans les semaines qui ont suivi, plusieurs séquences de libération ont concerné des militaires maliens détenus par le Front de libération de l’Azawad (FLA).
Le 13 août, 82 militaires des FAMa avaient été libérés, selon l’état-major général des Armées. Ces militaires étaient détenus depuis les attaques du 25 avril menées contre plusieurs positions militaires maliennes.
Le 16 août, six militaires maliens blessés avaient été transférés de Kidal à Gao avec l’intervention du Comité international de la Croix-Rouge (CICR).
Le 23 août, une nouvelle opération avait permis la libération de 22 militaires maliens détenus par le FLA dans le secteur d’Anéfis, dans le cadre d’un échange de prisonniers.
Ces différentes libérations sont intervenues alors que les forces maliennes et le FLA demeurent engagés dans un conflit armé, notamment dans le nord du Mali.
Dioura a déjà été le théâtre de plusieurs attaques contre les forces maliennes. Le 23 mai 2025, le JNIM avait attaqué le camp militaire de la localité, dans la région de Mopti, faisant 41 morts parmi les militaires maliens selon une source sécuritaire citée par RFI.
Le groupe avait revendiqué l’attaque et diffusé des images présentées comme celles de la prise du camp. Une précédente attaque avait également visé la position militaire de Dioura en septembre 2023, lorsqu’une coalition de groupes rebelles avait revendiqué la prise temporaire de la base.
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