Onze candidats à la présidence du Malawi ont signé lundi à Lilongwe une promesse de paix historique, par lequel, ils s’engagent à la non-violence et à une conduite démocratique avant les élections générales du 16 septembre.
La cérémonie de signature de la Déclaration de paix, au Centre international de conférences de Bingu, a été organisée par le Comité des affaires publiques, un organisme civique multiconfessionnel respecté et reconnu pour ses efforts de médiation et de consolidation de la paix.
Sous le thème « Dans le choix de la voie du dialogue et de la médiation, la violence n’est pas une option », l’événement a réuni des candidats de tous bords politiques pour un moment d’unité et de réconciliation symbolique.
Le président Lazarus Chakwera a présidé les débats, échangeant des poignées de main chaleureuses et des salutations cordiales avec ses rivaux, notamment Joyce Banda du Parti populaire, Atupele Muluzi du Front démocratique uni et Dalitso Kabambe du Mouvement de transformation uni.
L’événement a toutefois été éclipsé par l’absence remarquée de plusieurs candidats, dont l’ancien président Peter Mutharika et l’actuel vice-président Michael Usi.
La Déclaration de paix exigeait explicitement la présence physique des candidats à la présidence, une exigence ignorée par tous deux.
En conséquence, leurs partis – le Parti démocrate progressiste et l’Odya Zake Alibe Mlandu – se sont vu interdire d’approuver le pacte, malgré les tentatives de signature de leurs mandataires.
L’atmosphère contrastait fortement avec la rhétorique tendue et les confrontations qui ont marqué la campagne ces dernières semaines.
La Déclaration de paix s’inscrit dans un effort plus large visant à garantir un processus électoral pacifique dans un pays où les élections précédentes ont été entachées de violences et de conflits.
Les candidats signataires se sont engagés à s’abstenir de tout discours de haine, à respecter les résultats électoraux et à résoudre les litiges par des voies légales.
Les élections de 2025 au Malawi devraient être âprement disputées, avec 17 candidats à la présidentielle en lice pour le siège suprême.
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