Le Malawi se prépare à l’une des élections les plus suivies de son histoire récente, avec un scrutin qui pourrait voir d’anciens dirigeants tenter un retour au pouvoir face au président sortant Lazarus Chakwera.
Les électeurs malawites se rendront aux urnes mardi pour les élections générales de 2025. Plus de 7,2 millions d’électeurs inscrits sont appelés à choisir le président, 229 membres de l’Assemblée nationale et plus de 500 conseillers locaux. Alors que d’anciens leaders sont en compétition.
Il s’agit du premier scrutin national sous le nouveau seuil constitutionnel de 50% plus un, instauré après l’annulation de l’élection présidentielle de 2019, décision historique qui avait conduit à un nouveau scrutin et porté Lazarus Chakwera au pouvoir.
Parmi les 17 candidats à la présidence figurent d’anciens chefs d’État, notamment Peter Mutharika, 84 ans, du Parti démocrate progressiste (DPP), et Joyce Banda, 75 ans, première femme présidente du pays. Mutharika revient sur la scène politique en affirmant qu’il doit « sauver la nation » du déclin économique. Sa campagne séduit particulièrement les communautés rurales et informelles, qui se souviennent de son mandat comme une période de relative stabilité.
Joyce Banda, qui a relancé sa campagne nationale plus tôt cette année, brigue également un nouveau mandat. Le président sortant Lazarus Chakwera, 70 ans, sollicite un second mandat dans un contexte de critiques liées à l’inflation persistante, aux pénuries de carburant et à la tension sur les services publics. Il a imputé les difficultés économiques à des chocs externes, notamment des sécheresses régionales et des cyclones tropicaux.
Les élections ont attiré l’attention de la communauté internationale. Plusieurs organismes ont dépêché des observateurs, dont la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), qui a envoyé 80 observateurs de neuf États membres pour surveiller les opérations électorales dans les 28 districts. Le secrétaire exécutif de la SADC, Elias Magosi, est arrivé dimanche à Lilongwe pour rejoindre la mission dirigée par l’ancien vice-Premier ministre d’Eswatini, Themba Masuku.
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