À l’occasion de la Journée africaine de lutte contre la corruption célébrée à Toamasina, le président malgache Michaël Randrianirina a appelé à un engagement collectif pour renforcer la transparence publique et éradiquer un phénomène qu’il considère comme un frein majeur au développement du pays.
Madagascar a célébré vendredi 10 juillet 2026 la Journée africaine de lutte contre la corruption à Toamasina, capitale économique du pays, où a également été inauguré le nouveau bureau régional du Bureau indépendant anti-corruption (BIANCO).
Placée sous le thème « Renforcer la promotion de la justice et la lutte contre la corruption en Afrique », cette célébration a été marquée par la présence du président Michaël Randrianirina et du Premier ministre, un déplacement présenté par les responsables du BIANCO comme un signal de l’importance accordée par les autorités à la lutte contre ce fléau.
Le directeur général du BIANCO, Razakamantsoa Gaby Nestor, a salué cette participation présidentielle, estimant qu’elle traduisait « la volonté du gouvernement de lutter contre la corruption ». Il a souligné qu’il s’agissait, selon lui, de la première fois qu’un président malgache participait à cette journée aux côtés de l’institution.
Dans son intervention, le chef de l’État a qualifié la corruption de « l’un des plus grands obstacles au développement », appelant l’ensemble des acteurs publics et privés à unir leurs efforts pour la combattre.
« La lutte contre la corruption n’est pas seulement de la responsabilité du BIANCO ou du gouvernement, mais elle commence par un changement de mentalité des individus », a déclaré Michaël Randrianirina, estimant que la persistance du phénomène est également liée aux comportements de ceux qui exploitent les failles du système.
Le président malgache a affirmé que cette démarche s’inscrit dans une volonté de bâtir une administration publique « forte, transparente et proche du peuple », conformément aux orientations de son programme de réformes.
Il a également évoqué la question de la criminalité visant les enfants malgaches, affirmant que les personnes impliquées dans des affaires d’enlèvement d’enfants seraient poursuivies, « quel que soit leur statut ou l’organisation à laquelle elles appartiennent ».
À l’occasion de cette journée, les autorités ont officiellement inauguré le nouveau siège régional du BIANCO à Toamasina. Cette infrastructure, financée sur le budget de l’État, doit permettre de renforcer les capacités opérationnelles de l’institution dans la région Est du pays.
Les responsables régionaux ont par ailleurs organisé une déclaration collective de mobilisation en faveur de la lutte contre la corruption, appelant les citoyens, notamment les jeunes, à participer davantage aux efforts de prévention et de dénonciation des pratiques frauduleuses.
AC/Sf/APA







