L’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD, sigle anglais) a pris acte avec regret de la décision du gouvernement érythréen de se retirer de l’organisation, telle que mentionnée par une note verbale formelle au Secrétariat de l’IGAD, indique un communiqué parvenu jeudi à APA.
Regrettant sa décision de se retirer, l’IGAD rappelle que l’Érythrée avait suspendu sa participation à l’organisation pendant près de deux décennies avant de la rejoindre formellement à la suite du 14e Sommet ordinaire des chefs d’État et de gouvernement tenu en juin 2023.
À cette occasion, l’Érythrée avait été « accueillie chaleureusement et unanimement par tous les États membres, reflétant un engagement collectif en faveur de l’inclusivité, de la solidarité régionale et d’une coopération renouvelée », souligne le document.
Depuis juin 2023, l’IGAD note avec regret que l’Érythrée n’a participé à aucune réunion, programme ou activité de l’organisation. « Tout au long de cette période, le Secrétariat a fait preuve de patience et de bonne volonté, tout en restant ouvert et disponible pour un engagement constructif », précise le communiqué.
L’organisation régionale regrette en outre que la décision de retrait ait été prise « sans la soumission de propositions tangibles ou d’engagement sur des réformes institutionnelles ou politiques spécifiques. »
Le communiqué indique que « l’organisation est restée constamment ouverte au dialogue à travers ses mécanismes de consultation établis. »
Un appel au dialogue maintenu
Dans cet esprit, le Secrétariat de l’IGAD poursuivra sa démarche auprès du gouvernement érythréen et l’encourage à reconsidérer sa position et à réintégrer pleinement l’organisation « de bonne foi, afin de faire progresser les objectifs partagés de paix, de stabilité et de développement à travers la région », peut-on lire dans le document.
Le communiqué conclut en réaffirmant que « l’IGAD demeure fermement engagée dans son mandat de promotion de la coopération régionale, du dialogue et de l’action collective au profit des peuples de la Corne de l’Afrique. »
L’IGAD, créée en 1996, regroupe huit pays de la Corne de l’Afrique et de l’Afrique de l’Est : Djibouti, l’Éthiopie, le Kenya, la Somalie, le Soudan, le Soudan du Sud, l’Ouganda et, jusqu’à présent, l’Érythrée. L’organisation œuvre pour la promotion de la paix, de la sécurité et du développement économique dans la région.
ARD/ac/Sf/APA





