Le Premier ministre du Gouvernement d’union nationale, Abdul Hamid Dbeibah, a exhorté la direction de la National Oil Corporation (NOC) libyenne à poursuivre et approfondir sa collaboration avec les partenaires internationaux afin d’améliorer les niveaux de production pétrolière. Cet appel a été formulé lors d’une réunion tenue dimanche à Tripoli avec les responsables de la NOC et plusieurs directeurs de départements, consacrée à l’évaluation des performances de l’entreprise et aux efforts engagés pour stabiliser et développer la production.
Au cœur des échanges, la question de la gouvernance de la NOC et du suivi opérationnel de ses activités. Dbeibah a insisté sur la nécessité d’une surveillance efficace et d’un contrôle rigoureux des opérations, dans un secteur régulièrement fragilisé par les blocages politiques, les tensions sécuritaires et les rivalités institutionnelles. La réunion a également permis d’examiner les remarques et observations formulées par le Bureau d’audit, révélant les attentes croissantes des autorités vis-à-vis d’une gestion plus transparente et plus responsable de la principale source de revenus du pays.
Le chef du gouvernement a rappelé que le pétrole demeure la pierre angulaire de l’économie libyenne, largement dépendante des recettes d’exportation d’hydrocarbures pour financer les dépenses publiques et maintenir un minimum de stabilité macroéconomique. Dans ce contexte, l’amélioration des taux de production et leur durabilité sont présentées comme un impératif national, nécessitant un engagement coordonné de la NOC, des institutions de contrôle et des partenaires étrangers disposant de l’expertise technologique et financière indispensable.
Derrière cet appel, se dessine toutefois une réalité plus complexe. La coopération avec les compagnies internationales reste exposée à l’incertitude politique, à l’absence d’un cadre institutionnel unifié et aux interruptions récurrentes de la production dues à des revendications locales ou à des luttes de pouvoir. La volonté affichée de renforcer la gouvernance de la NOC se heurte ainsi à un environnement où l’entreprise est régulièrement instrumentalisée comme levier politique.
La présence, lors de la réunion, de responsables gouvernementaux, du représentant du Bureau d’audit et de hauts cadres impliqués dans les projets stratégiques, illustre l’enjeu central que représente aujourd’hui le secteur pétrolier pour l’exécutif de Tripoli. Plus qu’un simple dossier économique, il s’agit d’un test de crédibilité pour un gouvernement qui cherche à démontrer sa capacité à préserver les intérêts nationaux dans un contexte de transition prolongée.
En appelant à consolider les partenariats internationaux, Dbeibah envoie un signal aux marchés et aux acteurs étrangers, tout en soulignant implicitement que la relance pétrolière libyenne dépend autant de la technique que de la résolution des blocages politiques qui continuent de peser sur le pays.
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