Deux institutions publiques libyennes ont signé un accord de coopération visant à développer la recherche scientifique et technique dans le domaine des applications pacifiques de l’énergie nucléaire, dans un cadre présenté comme conforme aux normes internationales.
En Libye, l’Autorité générale pour la recherche scientifique a signé mardi un protocole d’accord avec l’Établissement de l’énergie atomique, en vue de renforcer la coopération scientifique et technique autour des usages pacifiques de l’énergie nucléaire, ont annoncé les deux institutions dans un communiqué conjoint.
L’accord a été paraphé par Faisal Al-Abdali, directeur général de l’Autorité générale pour la recherche scientifique, et par Al-Hashimi Mohammed Al-Abyad, président de l’Établissement de l’énergie atomique. Il s’inscrit, selon les signataires, dans une démarche visant à structurer la coopération institutionnelle dans des domaines scientifiques jugés prioritaires pour le pays.
Le mémorandum prévoit le lancement de programmes de recherche conjoints, le développement de l’expertise nationale et le renforcement des échanges de connaissances scientifiques et techniques. Il inclut également un accès partagé aux laboratoires spécialisés, ainsi que l’organisation de séminaires, de conférences et de programmes de formation destinés aux chercheurs et aux techniciens, afin d’améliorer les compétences locales.
Les autorités concernées indiquent que cette initiative vise à soutenir les efforts plus larges de la Libye en matière de promotion de la recherche scientifique et de l’innovation, tout en contribuant au renforcement des capacités humaines nationales. Le partenariat est présenté comme un levier pour accompagner les priorités de développement durable du pays, dans un contexte de reconstruction institutionnelle et de relance des secteurs stratégiques.
Les deux parties ont souligné que la mise en œuvre de cet accord se fera dans le respect des meilleures pratiques internationales et des normes scientifiques reconnues, en particulier s’agissant des applications pacifiques de l’énergie nucléaire. Elles estiment que ce cadre de coopération permettra d’approfondir le partenariat institutionnel et de garantir une utilisation strictement civile et encadrée des technologies concernées.
Dans un pays marqué par des années d’instabilité politique et institutionnelle, cet accord traduit la volonté affichée des autorités scientifiques de réinvestir le champ de la recherche et de repositionner la Libye sur des programmes scientifiques structurés, tout en cherchant à rassurer sur la finalité exclusivement pacifique des activités liées au nucléaire.
MK/ac/Sf/APA







