Une frappe aérienne près d’un entrepôt du Programme alimentaire mondial (PAM) à New Fangak, dans l’Etat de Jonglei au Soudan du Sud, a endommagé mardi une digue protégeant la population des inondations.
La Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS) a publié une déclaration condamnant la poursuite des frappes aériennes à Fangak, dans l’Etat de Jonglei, qui ont fait des morts et des blessés parmi les civils, entraîné des déplacements et la destruction de biens humanitaires.
Le 3 mai, des bombardements aériens à Old Fangak ont fait sept morts et 27 blessés parmi les civils, et une pharmacie de Médecins Sans Frontières a été détruite.
« De telles violences contre des civils et des installations humanitaires clairement signalées sont inacceptables », a déclaré Guang Cong, Représentant spécial adjoint de la MINUSS.
« Ces attaques constituent une grave violation du droit international des droits de l’homme et du droit international humanitaire. Elles contreviennent fondamentalement à l’Accord de paix revitalisé et compromettent gravement les efforts en cours pour instaurer une paix durable au Soudan du Sud », a-t-il ajouté.
« Nous appelons les parties concernées à donner la priorité à la protection des civils en réaffirmant leur engagement envers l’Accord de paix et l’Accord de cessation des hostilités et en appliquant un cessez-le-feu immédiat. Nous exhortons également les autorités sud-soudanaises à enquêter sur ces incidents et à traduire les responsables en justice », a ajouté le Représentant spécial adjoint au Secrétaire général (RSASG).
La MINUSS a déclaré qu’elle continuerait de collaborer avec toutes les parties prenantes, notamment les autorités nationales et étatiques, les acteurs de la sécurité, le personnel en uniforme, les dirigeants communautaires, les organisations de la société civile ainsi que les partenaires internationaux et régionaux, afin de réduire les tensions.
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