Le 5 avril, sans être associé à de grandes commémorations continentales, renvoie à plusieurs faits significatifs de l’histoire africaine et de ses diasporas, allant des débuts de la présence européenne en Afrique australe à des moments clés de la pensée panafricaine et aux tensions géopolitiques de la guerre froide.
Le 5 avril 1652, la baie de la Table et la Table Mountain sont aperçues par l’expédition conduite par Jan van Riebeeck, au service de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales. La flottille comprend trois navires — le Drommedaris, le Goede Hoop et le Reijger. Cette observation précède le débarquement du 6 avril 1652, qui marque l’établissement d’un poste de ravitaillement au Cap, considéré comme le point de départ de la présence européenne permanente en Afrique australe.
Dans les années qui suivent, les relations entre colons et populations khoïsan se dégradent progressivement, débouchant sur des conflits liés à la terre et aux ressources, notamment à la fin des années 1650.
Sur le plan intellectuel, le 5 avril 1906 marque un jalon important de la pensée panafricaine : le juriste sud-africain Pixley ka Isaka Seme prononce son célèbre discours « The Regeneration of Africa », dans lequel il appelle à la renaissance politique, culturelle et morale du continent africain. Ce texte est considéré comme l’un des fondements idéologiques du nationalisme africain moderne.
Plus de trois siècles après l’expédition néerlandaise, le 5 avril 1986, un attentat à la bombe vise la discothèque La Belle à Berlin-Ouest. L’explosion fait trois morts — dont deux soldats américains — et 229 blessés. L’attaque, attribuée à des agents liés à la Libye, provoque une vive tension internationale.
En représailles, les États-Unis dirigés par le président Ronald Reagan lancent le 15 avril 1986 l’opération Opération El Dorado Canyon contre des cibles à Tripoli et Benghazi. Une enquête judiciaire allemande conclura en 2001 à l’implication de services libyens, sans établir la responsabilité personnelle de Mouammar Kadhafi.
Par ailleurs, le 5 avril correspond aussi à la Journée internationale de la conscience, proclamée par les Nations Unies pour promouvoir une culture de paix fondée sur les valeurs humaines et la solidarité.
Sf/APA







