Le gouvernement éthiopien et le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) ont signé, le 2 novembre 2022 à Pretoria, en Afrique du Sud, un accord de cessation permanente des hostilités, sous l’égide de l’Union africaine (UA), après deux années de conflit armé dans le nord de l’Éthiopie.
Les négociations, ouvertes le 25 octobre 2022, ont été conduites sous la médiation d’un panel de haut niveau de l’UA dirigé par l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo, avec la participation de l’ancien président kényan Uhuru Kenyatta et de l’ancienne vice-présidente sud-africaine Phumzile Mlambo-Ngcuka.
L’accord prévoit notamment l’arrêt immédiat des combats, le désarmement des combattants du TPLF, le rétablissement de l’autorité fédérale dans la région du Tigré, la reprise des services essentiels et l’accès humanitaire sans entrave aux populations affectées. Il prévoit également un mécanisme de suivi et de vérification placé sous la responsabilité de l’Union africaine.
Le texte est entré en vigueur le 3 novembre 2022 à minuit, heure d’Afrique de l’Est. Il a constitué une étape majeure dans les efforts de règlement du conflit, sans pour autant régler immédiatement toutes les tensions politiques et sécuritaires dans la région.
Le conflit avait éclaté le 3 novembre 2020 entre les forces fédérales éthiopiennes et le TPLF, qui dirigeait alors la région du Tigré. Les affrontements avaient provoqué une grave crise humanitaire et des déplacements massifs de populations.
Sf/APA





