Les autorités sanitaires namibiennes ont activé leurs systèmes de surveillance du choléra suite à la confirmation du premier cas dans le pays depuis dix ans.
Le premier cas d’infection par le choléra confirmé en Namibie, une femme de 55 ans dans la région de Kunene, s’est rétablie et a été libérée de l’hôpital.
La région de Kunene, frontalière de l’Angola, est considérée comme une source potentielle en raison de sa proximité avec ce pays voisin, qui lutte contre une épidémie de choléra depuis janvier.
Le gouvernement namibien s’efforce de renforcer ses systèmes de santé pour contenir toute propagation éventuelle, en mettant l’accent sur les déterminants de la réponse au choléra et en maintenant une vigilance accrue grâce à une surveillance renforcée.
Au cours de la dernière décennie, la Namibie a mieux géré les épidémies de choléra que nombre de ses voisins, grâce à un meilleur accès à l’eau potable et à des infrastructures d’assainissement.
La dernière épidémie significative de choléra dans le pays remonte à 2013, avec des centaines de cas signalés dans les régions frontalières de l’Angola.
En Angola voisin, l’épidémie actuelle a causé 237 décès sur 6 564 cas signalés.
Cependant, les responsables sanitaires namibiens ont indiqué que la patiente n’avait pas voyagé récemment à l’étranger.
Ce développement a suscité l’inquiétude, le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC) ayant qualifié jeudi ce cas confirmé en laboratoire de « signal d’alerte majeur » pour la nation.
Le choléra, provoqué par une bactérie se propageant dans l’eau ou les aliments contaminés, peut tuer en quelques heures sans traitement. Les enfants de moins de cinq ans sont particulièrement vulnérables.
JN/lb/ac/Sf/APA





