Plus gros contrat de l’histoire de Hyundai Rotem, le constructeur coréen fournira au Maroc des trains à 2 étages avec une vitesse de 160km/h, dont une intégration industrielle locale de production de rames.
Le constructeur sud-coréen Hyundai Rotem s’apprête à franchir une étape majeure au Maroc avec l’installation d’une usine de production de trains à deux étages à Benguérir, marquant une première pour le Royaume dans le secteur ferroviaire. Ce projet s’inscrit dans le cadre d’un contrat d’envergure conclu avec l’Office national des chemins de fer (ONCF), considéré comme le plus important jamais décroché par le groupe coréen à l’international.
La future usine marocaines de Hyundai Rotem, adossée à un ambitieux programme de transfert de technologies, produira des rames à double niveau pouvant atteindre une vitesse de 160 km/h. L’initiative bénéficie d’un solide soutien institutionnel : Séoul accompagnera le projet par le biais de prêts concessionnels destinés à l’ONCF, consolidant ainsi la coopération stratégique entre les deux pays dans le domaine industriel.
Face à une concurrence internationale féroce — notamment française (Alstom), espagnole (CAF, Talgo) et chinoise (CRRC) —, le groupe sud-coréen a su se distinguer par son engagement en faveur d’une intégration industrielle locale et par la perspective d’une plateforme d’exportation à horizon 2030.
En parallèle, le groupe français Alstom renforcera sa présence au Maroc en implantant une unité de production de cabines de trains régionaux à Fès. Cette annonce témoigne de la vitalité croissante du secteur ferroviaire marocain, soutenu par le cluster national Morocco Train Industry, qui assure la coordination des transferts technologiques et de l’intégration industrielle.
Avec ces investissements croisés, le Maroc confirme son ambition de devenir un hub africain de production ferroviaire, à la croisée des intérêts industriels européens et asiatiques.
MK/ac/Sf/APA







