Les autorités guinéennes présentent l’accord conclu avec le Fonds monétaire international comme un levier destiné à renforcer les équilibres macroéconomiques, soutenir les réformes structurelles et améliorer la confiance des investisseurs.
Le gouvernement guinéen a présenté mardi les principaux axes de l’accord conclu avec le Fonds monétaire international (FMI), qu’il considère comme un nouveau cadre de référence destiné à consolider la transformation économique du pays.
Lors d’un point de presse organisé par le ministère de l’Économie, des Finances et du Budget, la ministre chargée du département, entourée du ministre du Plan et de la Coopération internationale, du ministre de l’Énergie, du ministre de l’Agriculture et du gouverneur de la Banque centrale de la République de Guinée, a exposé les objectifs et les implications de cet accord pour l’économie nationale.
L’accord annoncé entre Conakry et les services du FMI est un accord préliminaire au niveau des services portant sur un programme économique et financier de 41 mois, soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC), pour un montant d’environ 425 millions de dollars.
Sa mise en œuvre reste soumise à l’approbation du Conseil d’administration du FMI, attendue en septembre 2026. Selon les autorités, ce programme doit notamment renforcer la mobilisation des recettes publiques, améliorer la gestion des finances publiques, accroître la transparence dans le secteur des ressources naturelles et accompagner les réformes structurelles liées à la transformation économique du pays, dans un contexte marqué par les grands projets miniers, notamment Simandou.
Selon les autorités, le programme conclu avec le FMI dépasse son seul volet financier et vise à renforcer les équilibres macroéconomiques, accroître la mobilisation des recettes intérieures, améliorer l’efficacité de la dépense publique et accompagner les réformes structurelles engagées par le gouvernement.
Le gouvernement estime également que cet accord devrait faciliter la mobilisation de nouveaux financements, renforcer la crédibilité financière de la Guinée et améliorer le climat de confiance nécessaire à l’investissement et à la transformation économique du pays.
Les échanges avec les médias ont porté sur les engagements pris dans le cadre du programme, les effets attendus sur l’économie guinéenne ainsi que les prochaines étapes de sa mise en œuvre.
À travers cette présentation, l’exécutif guinéen affirme vouloir renforcer la transparence de l’action publique et maintenir un dialogue ouvert avec les citoyens et les acteurs économiques sur les réformes engagées.
AC/APA







