Attirés par de fausses offres d’emploi et de voyage, 44 Ghanéens ont été victimes d’un réseau d’exploitation avant d’être libérés à la suite d’une opération conjointe des autorités nigérianes et ghanéennes.
Quarante-quatre Ghanéens ont été secourus d’un réseau de recrutement frauduleux au Nigéria, a annoncé le ministère ghanéen des Affaires étrangères dans un communiqué publié samedi.
Selon la même source, ces ressortissants ont été attirés par de fausses promesses d’emploi et de voyage, relayées notamment via les réseaux sociaux et des circuits informels. À leur arrivée au Nigéria, ils auraient été soumis à des conditions d’exploitation, incluant des restrictions de mouvement, des pressions psychologiques et des tentatives de les contraindre à recruter d’autres victimes.
Selon Accra, leur libération fait suite à une opération coordonnée menée le 16 mars par les services de sécurité nigérians, dont le Department of State Services (DSS), en collaboration avec des institutions ghanéennes. Les victimes ont regagné le Ghana le 20 mars.
Le gouvernement ghanéen indique travailler avec les autorités nigérianes pour démanteler les réseaux criminels impliqués, tout en mettant en place des mesures de prise en charge, de réhabilitation et de réintégration des personnes secourues.
Accra a par ailleurs exprimé sa gratitude à Abuja pour son intervention rapide et sa coopération, tout en réitérant sa ferme condamnation de la traite des êtres humains et des pratiques de recrutement frauduleuses.
Les autorités appellent enfin les citoyens à la vigilance, les exhortant à vérifier toute offre d’emploi ou de voyage, par les canaux officiels, afin d’éviter les arnaques similaires.
AC/Sf/APA







