L’ambassadeur du Maroc au Sénégal, Hassan Naciri, a mis en avant, mardi à Dakar, le projet de gazoduc Afrique-Atlantique comme un levier structurant pour l’intégration énergétique du continent, réaffirmant l’engagement du Royaume à œuvrer avec ses partenaires, notamment le Sénégal, pour une souveraineté énergétique africaine.
Le projet de gazoduc Afrique-Atlantique, porté par le Maroc, a occupé une place centrale dans le discours de l’ambassadeur Hassan Naciri à l’ouverture du Salon Elec Expo Afrique 2025, mardi 1er juillet à Dakar. Ce projet structurant, qui traverse plusieurs pays d’Afrique de l’ouest, vise à renforcer l’intégration énergétique régionale, à améliorer la sécurité énergétique du continent et à stimuler le développement industriel.
« Ce gazoduc n’est pas seulement un projet infrastructurel, c’est une initiative profondément panafricaine, au service d’une souveraineté énergétique partagée », a déclaré le diplomate, rappelant la vision du Roi Mohammed VI selon laquelle « l’Afrique doit faire confiance à l’Afrique ».
Selon lui, le Sénégal occupe une place stratégique dans ce tracé, les premières étapes opérationnelles du projet concernant directement ce pays. Une reconnaissance, selon lui, de la stabilité du Sénégal, de sa position géographique clé et de son engagement pour une Afrique intégrée et solidaire.
Représentant le Royaume à ce rendez-vous continental de l’électricité et des énergies renouvelables en compagnie d’Omar Hejira, secrétaire d’Etat marocain au Commerce extérieur, à la tête d’une forte délégation, Hassan Naciri a salué l’initiative d’un pavillon marocain regroupant une quarantaine d’entreprises spécialisées, illustrant l’ambition du Maroc de développer des partenariats Sud-Sud durables, équitables et innovants.
« Le secteur de l’électricité, mis à l’honneur à travers ce salon, n’est pas seulement un pilier technique. Il est un vecteur stratégique de développement, un catalyseur d’industrialisation, d’innovation, et d’inclusion sociale. Il est également un symbole fort de notre souveraineté collective », a-t-il ajouté, rappelant que 600 millions d’Africains n’ont toujours pas accès à l’électricité, soit 43 % de la population.
Pont énergétique
Dans ce contexte, le gazoduc Afrique-Atlantique représente bien plus qu’un transport d’énergie : il symbolise un pont énergétique entre les pays africains, un accélérateur de l’électrification et un vecteur d’intégration économique dans le cadre de la Zlecaf.
L’ambassadeur a salué les efforts conjoints de Bassirou Diomaye Faye et de Sa Majesté le Roi Mohammed VI pour faire de la coopération maroco-sénégalaise un modèle panafricain dynamique, avant de rendre hommage aux officiels présents à la cérémonie d’ouverture, dont Omar Hejira, secrétaire d’État marocain au Commerce extérieur, Ibrahima Thiam, secrétaire d’État sénégalais au Développement des PME-PMI, ainsi que les dirigeants de la CAFELEC et de la SENELEC.
Réunis ce mardi à Dakar pour la cinquième édition du salon Elec Expo Afrique, plusieurs exposants et officiels maroco-sénégalais disserteront pendant trois jours d’échanges autour des enjeux liés à l’électrification durable, à la mise en œuvre de la Zlecaf et au renforcement des partenariats énergétiques Sud-Sud.
« Ce salon est bien plus qu’une vitrine technologique. Il est une plateforme stratégique de dialogue, de convergence et d’action pour notre continent. », a rappelé l’ambassadeur marocain.
En effet, ce rendez-vous biennal, qui a précédemment fait escale à Casablanca, Niamey, Abidjan et Yaoundé, réunit cette année dans la capitale sénégalaise 80 exposants venus de 20 pays africains et attend environ 2 000 visiteurs professionnels : ingénieurs, investisseurs, décideurs publics, startups, institutions financières, distributeurs d’équipements et chercheurs.
Conçu comme une plateforme de mise en réseau et de coopération technique, le salon Elec Expo Afrique propose conférences, panels de haut niveau, ateliers pratiques, démonstrations technologiques et rencontres B2B. Son objectif principal : renforcer la souveraineté énergétique de l’Afrique par la mutualisation des expertises, le partage de savoir-faire, l’émergence de champions industriels locaux et le développement d’une interconnexion continentale.
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