Vingt jeunes Gambiens ont reçu des subventions de démarrage de l’OIM pour développer leurs entreprises et lutter contre la migration irrégulière.
Vingt jeunes Gambiens ont reçu des subventions de démarrage individuelles de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) afin de soutenir l’entrepreneuriat et élargir les opportunités économiques dans le pays. Parmi les bénéficiaires figurent neuf jeunes femmes et filles qui lanceront ou développeront des entreprises dans l’agriculture, l’élevage, la transformation alimentaire, la livraison, la mode, l’artisanat et d’autres secteurs clés.
« Ce soutien nous aidera à développer nos activités et contribuera à créer des emplois pour d’autres jeunes », a déclaré Modou Choi, l’un des bénéficiaires, soulignant l’importance de l’autonomisation des jeunes pour l’avancement socio-économique.
Cette initiative intervient alors que le collectif Caminando Fronteras a publié le 17 juin un rapport faisant état de 1 865 morts ou disparitions aux portes de l’Europe entre janvier et mai 2025, principalement le long de la frontière occidentale euro-africaine. Parmi les victimes, 112 femmes et 342 enfants ont péri, dénonçant les politiques migratoires sacrificielles et le manque de coordination dans les secours. La route Atlantique vers les îles Canaries reste la plus meurtrière, avec 1 482 décès, tandis que les routes depuis la Gambie et le Sénégal ont entraîné 110 morts malgré la baisse des départs.
Le projet CinemArena, mis en œuvre par l’OIM avec le ministère du Commerce, de l’Intégration régionale et de l’Emploi (MOTIE) et le Conseil national de la jeunesse gambienne (NYC), vise à créer des alternatives économiques viables à la migration irrégulière. Il s’inscrit dans le Plan national de développement axé sur la relance de la Gambie et bénéficie du soutien du ministère italien des Affaires étrangères via le Fonds pour les migrations.
Marie Stella Ndiaye, responsable de programme à l’OIM en Gambie, a souligné que « soutenir les jeunes porteurs d’idées innovantes est une étape clé pour s’attaquer aux causes profondes de la migration irrégulière et bâtir des communautés plus fortes et résilientes ».
Au cours des prochaines semaines, les bénéficiaires participeront à un programme de formation sur mesure pour renforcer leurs compétences en gestion de projets et répondre aux besoins socio-économiques de leurs communautés, offrant ainsi une alternative concrète aux dangers documentés par Caminando Fronteras sur les routes migratoires.
AC/Sf/APA







