À l’occasion du salon GITEX Africa Morocco à Marrakech, l’entreprise de cybersécurité Kaspersky a alerté sur une forte hausse des cyberattaques contre les entreprises africaines, notamment au Maroc, au Kenya, en Afrique du Sud et au Nigéria.
Le piratage qui a ciblé des institutions marocaines les 8 et 12 avril a exposé des millions de données sensibles. Cette opération sans rançon ni revendication claire, qui aurait été orchestrée par des pirates d’origine algérienne, soulève de sérieuses questions sur la vigilance.
Ces données proviennent du réseau mondial de sécurité de Kaspersky (KSN) et figurent dans un rapport publié à cette occasion, l’entreprise alertante sur une hausse des cyberattaques.
En 2024, plus de 131 millions de menaces en ligne ont été détectées sur le continent, en hausse de 1,2 % par rapport à l’année précédente.
Le Maroc a enregistré 12,6 millions de tentatives, derrière le Kenya (près de 20 millions) et l’Afrique du Sud (17 millions).
Par ailleurs, les attaques locales, opérant directement sur les appareils via des supports amovibles ou des logiciels cachés, ont progressé de 4 %, affectant particulièrement le Maroc, le Sénégal et l’Éthiopie.
Les tentatives de vol de données sensibles s’intensifient également : les attaques par spyware ont bondi de 14 % et celles par logiciels voleurs de mots de passe de 26 %, les cas les plus nombreux étant signalés au Kenya, au Maroc et en Afrique du Sud.
Maher Yamout, chercheur principal chez Kaspersky, souligne que la transformation numérique rapide en Afrique s’accompagne d’un déficit d’investissement en cybersécurité.
Il appelle à renforcer la collaboration régionale, la formation spécialisée et la sensibilisation à la sécurité numérique, citant des exemples comme l’opération African Cyber Surge.
SL/ac/Sf/APA







