Alors que la situation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) continue de se détériorer, avec des exécutions sommaires, des violences sexuelles et une crise humanitaire aggravée par l’avancée du M23 soutenu par le Rwanda, le gouvernement congolais intensifie ses efforts pour renforcer les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
Le 18 février 2025, le Vice-Premier ministre de la Défense, Me. Guy Kabombo Muadiamvita, s’est rendu à Kananga, chef-lieu du Kasaï-Central, où il a exhorté la jeunesse locale à s’enrôler dans l’armée nationale. Cette visite s’inscrit dans le cadre de « l’effort de guerre » initié par le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, face aux défis sécuritaires croissants.
Lors d’un meeting au stade Kapanda, le ministre a appelé les jeunes à « servir sous le drapeau » pour défendre le pays contre les menaces qui pèsent sur l’intégrité du territoire national.
Cette mobilisation intervient alors que l’est du pays est en proie à une escalade de violences, avec des attaques contre des hôpitaux et des entrepôts humanitaires, ainsi que des menaces visant le système judiciaire et la société civile.
Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, s’est dit horrifié face aux violations commises au Sud et au Nord-Kivu, appelant à une cessation immédiate des hostilités et au respect du droit international humanitaire.
Au même moment, Kinshasa mise sur un renforcement des FARDC pour faire face à l’offensive du M23 et éviter un conflit encore plus vaste aux conséquences désastreuses pour les civils.
AC/Sf/APA






