Dans la région Amhara d’Ethiopie, trois jeunes filles ont été exécutées par les forces rebelles, sous prétexte qu’elles espionnaient pour le compte du gouvernement, a déclaré un haut responsable de ces forces ce week-end.
Après l’exécution de trois filles en Ethiopie, Asres Mare Damtie, membre du commandement central de la Force nationale Fano Amhara (AFNF) a affirmé que « cette mesure a été prise car les filles espionnaient pour l’ennemi ».
Selon des témoins, les corps des victimes ont été retrouvés aux abords de la ville de Debre Elias, dans la zone d’East Gojjam, district de Tija Goter Megentey.
Demes Alehegne, responsable du bureau de la paix et de la sécurité du district, a confirmé l’exécution des trois jeunes filles, toutes tuées d’une balle dans la tête.
D’après le service de communication du gouvernement du district, les victimes ont été identifiées comme étant Muyanesh Teshome, Kalkidan Alehegne et Melkam Tade.
Damtie a indiqué que les victimes avaient été surprises en train de fournir des informations, notamment sur la localisation des troupes Fano, qu’elles accusaient d’être responsables des pertes en vies humaines et des destructions matérielles causées par des attaques de drones dans le district.
Le groupe Fano a déclaré avoir établi le rôle des jeunes filles grâce à une enquête et que cette exécution visait à servir d’exemple.
Le groupe Fano a également accusé les jeunes filles d’être responsables de l’attaque d’une unité militaire dans la localité de Denba, dans la même région.
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