Le gouvernement d’Eswatini a rejeté, mercredi, les allégations relatives à une situation sécuritaire généralisée dans le pays contenues dans un récent avis aux voyageurs émis par la Chine à l’intention de ses ressortissants.
Dans une déclaration signée par le porte-parole intérimaire du gouvernement, Thabile Mdluli, Mbabane reconnaît le droit souverain de tout État à émettre des avis consulaires pour ses citoyens, mais juge « regrettable » toute allégation qui ne correspondrait pas, selon lui, à la situation sécuritaire réelle du Royaume.
« Toute suggestion selon laquelle Eswatini présenterait un risque sécuritaire exceptionnel ou généralisé est non fondée et regrettable », affirme le gouvernement.
Cette réaction intervient après une récente opération de maintien de l’ordre impliquant des ressortissants étrangers, majoritairement chinois, soupçonnés d’activités liées à la cybercriminalité organisée.
Selon les autorités eswatiniennes, l’opération a permis de détecter et d’interrompre les activités présumées, avant que les personnes concernées ne soient soumises aux procédures prévues par la législation nationale.
Pour Mbabane, cette intervention ne constitue pas un signe de défaillance du dispositif sécuritaire, mais témoigne au contraire de la vigilance et de l’efficacité des forces chargées de faire respecter la loi.
Le gouvernement rejette ainsi toute présentation de cette affaire comme révélatrice d’une criminalité systémique ou faisant d’Eswatini un « centre de cybercriminalité ».
Le Royaume se présente comme un État pacifique et stable, fondé sur l’État de droit, où citoyens, résidents et visiteurs étrangers bénéficient de la protection de la Constitution et de la législation nationale.
Sur le plan diplomatique, Eswatini réaffirme également son attachement à sa souveraineté et à son droit de conduire librement sa politique étrangère.
« Eswatini ne sera ni contraint, ni désavantagé, ni déstabilisé en raison de l’exercice légal de sa souveraineté », prévient le gouvernement.
Membre du Mouvement des non-alignés, le Royaume affirme rester ouvert à un dialogue international fondé sur l’égalité souveraine, le respect mutuel et le principe de non-ingérence.
AC/Sf/APA







