Le ministère émirati de la Défense a annoncé mercredi 8 avril sur X que les défenses aériennes des Émirats arabes unis ont intercepté 17 missiles balistiques et 35 drones lancés depuis l’Iran.
Selon le ministère, depuis le début des attaques iraniennes, les systèmes de défense émiratis ont neutralisé un total de 537 missiles balistiques, 26 missiles de croisière et 2 256 drones. Trois personnes ont été légèrement blessées lors des frappes récentes, portant le nombre total de blessés à 224, comprenant des ressortissants de plus de 30 nationalités, entre autres émiratie, égyptienne, soudanaise, philippine, pakistanaise, indienne, bangladaise, marocaine et russe. Aucun décès n’a été signalé au cours des dernières heures.
Depuis le début des hostilités, deux morts ont été recensés, dont un civil marocain sous contrat avec les Forces armées, tandis que le total des décès civils s’élève à dix, incluant des ressortissants pakistanais, népalais, bangladais, palestiniens, indiens et égyptiens.
Le ministère émirati de la Défense a indiqué rester pleinement préparé à faire face à toute menace et a réaffirmé sa détermination à protéger la souveraineté, la sécurité et la stabilité du pays, ainsi qu’à sauvegarder ses intérêts et capacités nationales.
Cette annonce intervient alors que les États-Unis et l’Iran se sont mis d’accord mardi soir pour un cessez-le-feu de deux semaines, en échange de la réouverture du détroit d’Ormuz, quelques heures avant l’expiration de l’ultimatum lancé par Donald Trump. Après plus de cinq semaines de frappes américano-israéliennes sur l’Iran, Téhéran a indiqué que des pourparlers avec Washington débuteront vendredi au Pakistan, médiateur clé dans la crise au Moyen-Orient.
Le président américain a précisé sur sa plateforme Truth Social qu’il suspendait pour deux semaines les bombardements contre l’Iran, sous réserve que Téhéran assure l’ouverture totale, immédiate et sécurisée du détroit d’Ormuz. Il a qualifié le cessez-le-feu de réciproque et affirmé que les objectifs militaires des États-Unis avaient été atteints et dépassés depuis le 28 février.
La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a salué l’accord comme une « victoire rendue possible par le président Donald Trump et nos forces armées ». De son côté, le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a encouragé les parties à respecter l’accord afin de parvenir à une paix durable, et il a souligné l’urgence de mettre fin aux hostilités pour protéger les vies civiles et réduire les souffrances humaines.
AC/Sf/APA







