Une nouvelle génération d’élus prend progressivement les commandes des collectivités locales en Afrique.
Une nouvelle génération d’élus plus jeunes, souvent diplômés et familiers des outils numériques, dirige désormais des communes au Sénégal, au Kenya, au Togo, en Côte d’Ivoire ou encore au Bénin.
Le phénomène s’est accéléré au cours de la dernière décennie, notamment avec les réformes de décentralisation et le renouvellement des exécutifs locaux. Les élections locales sénégalaises de 2022 ont notamment porté plusieurs quadragénaires à la tête de grandes villes.
Selon les observateurs de la gouvernance locale, ces nouveaux responsables se distinguent par une présence plus marquée sur le terrain, une communication directe avec les citoyens et une plus grande capacité à mobiliser des financements auprès des partenaires techniques et financiers.
Au Kenya, Stephen Sang est devenu en 2017, à 32 ans, le plus jeune gouverneur du comté de Nandi. Réélu en 2022, il a lancé plusieurs programmes consacrés à la gouvernance locale et à la mobilité des étudiants.
Au Sénégal, Babacar Diop a été élu maire de Thiès en janvier 2022 à l’âge de 39 ans. Trois ans plus tard, sa gestion a été récompensée par un prix national du meilleur maire.
Le Togo illustre également cette évolution. Élu maire d’Amou-Oblo en 2019 puis reconduit en 2025, Meyebine Esso Gnassingbé revendique un bilan marqué par la construction ou la rénovation d’infrastructures publiques, le développement routier, la formation de jeunes et de femmes ainsi que la promotion du sport.
Les spécialistes estiment toutefois que la jeunesse ne constitue pas, à elle seule, une garantie de bonne gouvernance. Ils soulignent que les résultats dépendent surtout des capacités des élus à mobiliser les ressources, à structurer leurs administrations et à développer des partenariats.
ARD/te/Sf/APA







