Du Burkina Faso au Rwanda en passant par la République démocratique du Congo, le 4 août s’inscrit comme une journée charnière dans l’histoire politique et diplomatique de l’Afrique, marquée par des ruptures révolutionnaires, des espoirs de paix, des conflits majeurs et des initiatives stratégiques.
Le 4 août 1983, un groupe d’officiers conduit par le capitaine Thomas Sankara renverse le régime en place en Haute-Volta. Ce coup d’État inaugure une expérience politique inédite centrée sur la souveraineté populaire, l’émancipation des femmes et la lutte contre la corruption. Un an plus tard, le 4 août 1984, le pays change de nom et devient le Burkina Faso, « la patrie des hommes intègres », en écho aux idéaux révolutionnaires de Sankara.
Onze ans plus tard, le 4 août 1993, une tentative de sortie de crise est amorcée au Rwanda avec la signature des Accords d’Arusha entre le gouvernement hutu et les rebelles du Front patriotique rwandais (FPR). Ces accords, salués comme une avancée majeure vers la paix, échoueront finalement à prévenir le génocide survenu en 1994.
Cinq ans plus tard, le 4 août 1998, les premières manœuvres de ce qui deviendra la Deuxième guerre du Congo sont lancées avec l’opération Kitona. Des soldats rwandais et ougandais, appuyés par des factions congolaises, prennent d’assaut la base aérienne de Kitona, dans l’ouest de la RDC. Ce conflit impliquera jusqu’à neuf pays africains et provoquera plusieurs millions de morts.
Plus récemment, le 4 août 2014, Washington accueille le premier sommet États-Unis – Afrique, à l’initiative du président Barack Obama. Cinquante chefs d’État et de gouvernement africains prennent part à cet événement axé sur la croissance économique, la gouvernance et les partenariats stratégiques. Il s’agit alors du plus grand rassemblement de dirigeants africains jamais organisé par un président américain.
Sf/APA






