À travers les décennies, le 4 novembre a vu se jouer des épisodes décisifs du destin africain, du colonialisme aux crises contemporaines.
Le 4 novembre 1893, les troupes de la British South Africa Company, sous le commandement du Dr Leander Starr Jameson, s’emparent de Bulawayo après la défaite du roi Lobengula. Cet épisode scelle la mainmise britannique sur le Matabeleland, prémices de la future Rhodésie du Sud (Zimbabwe) .
Le 4 novembre 1911, la France et l’Allemagne signent à Berlin le traité mettant fin à la crise d’Agadir. Paris obtient le protectorat sur le Maroc, tandis que Berlin reçoit des territoires au Cameroun et dans le Congo français. L’accord évite une guerre européenne et consolide la présence coloniale française en Afrique du Nord.
Le 4 novembre 1942, au cœur de la Seconde Guerre mondiale, le général allemand Wilhelm Ritter von Thoma est capturé le 4 novembre par les forces britanniques lors de la seconde bataille d’El Alamein, en Égypte. Cet événement précipite la retraite de l’Afrika Korps et marque un tournant décisif dans la campagne d’Afrique du Nord.
Le 4 novembre 1977, le Conseil de sécurité des Nations Unies adopte à l’unanimité la résolution 418, imposant un embargo obligatoire sur les livraisons d’armes au régime d’apartheid en Afrique du Sud. Cette mesure renforce l’isolement international de Pretoria.
Le 4 novembre 2004, les forces gouvernementales ivoiriennes lancent des frappes contre les positions rebelles dans le nord du pays. Ces attaques déclenchent une escalade de tensions qui culminera deux jours plus tard avec le bombardement de Bouaké et des affrontements meurtriers entre forces ivoiriennes et contingents français.
Le 4 novembre 2015, un avion cargo Antonov An-12BK s’écrase peu après son décollage de l’aéroport international de Juba, au Soudan du Sud, faisant plus de trente morts. Une fillette d’un an survit miraculeusement. L’accident, survenu dans un contexte de guerre civile, illustre la fragilité du secteur aérien du pays.
Sf/APA







